Les ex-contractuels de l’Entreprise nationale des détergents (Enad) se sont rassemblés, hier, sur la terrasse du siège de l’entreprise et ont menacé de se suicider collectivement.
Depuis deux jours, les protestataires exigent une solution à leur problème et menacent de passer à l’acte si les autorités ne réagissent pas à leur cri de détresse. Ils exigent la réintégration à leur poste de travail. Il a été mis fin à leur contrat de travail par les responsables de cette entreprise au mois de mars 2010 avec des promesses de réintégration dès que la situation financière se sera améliorée. Depuis 10 mois, aucun contrat de travail n’a été renouvelé. Les contestataires nous ont déclaré unanimement leur intention de se suicider collectivement “demain” (aujourd’hui, ndlr) si aucune mesure n’est prise en leur faveur. Interrogé, le directeur général de l’Enad a indiqué que son “souci majeur” est la sauvegarde des emplois. “L’entreprise est en difficulté financière, je suis un gestionnaire d’une entreprise publique, je ne peux prendre des décisions politiques.
Nous avons un organigramme, donc nous ne pouvons pas recruter un surplus. Actuellement, nous sommes confrontés à une concurrence en matière de détergents tant par les entreprises installées en Algérie que par les importateurs, et nous devons faire face à cette situation pour pouvoir sauvegarder l’entreprise”, a-t-il expliqué.
Concernant les ex-contractuels, même si l’entreprise bénéficie d’un assainissement financier de la part de l’état, “moi je n’ai jamais promis leur réintégration”, dira-t-il.
