Soufiane Djilali : « Nous sommes convaincus que les choses vont dans le bon sens »

Soufiane Djilali : « Nous sommes convaincus que les choses vont dans le bon sens »

Le président du parti Jil Jadid, Soufiane Djilali, a estimé, après 12 mois de Hirak, qu’il y a eu des changements extrêmement importants dans toutes les institutions.

Dans un entretien accordé au quotidien « L’expression », Soufiane Djilali qui a rencontré le chef de l’Etat le Chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, le 14 janvier dernier, a indiqué que lui et les membre de son parti sont onvaincus que les choses vont dans le bon sens.

« On n’applaudit pas à cent pour cent, il y a quelques erreurs de casting, il y a des points de faiblesse, mais il faut considérer objectivement que le pays revient de très loin, et qu’il faut du temps pour reconstruire. Il s’agit cependant, pour la classe politique, et pour les faiseurs d’opinion en général de devoir comprendre, qu’aujourd’hui, l’Etat algérien est pratiquement dénudé, et qu’on doit construire un nouveau régime avec la contribution de tous », a expliqué le président de Jil Jadid.

« Nous avons besoin de rassembler le pays, d’avoir une vision, de retrouver une unité, un dessein et une volonté générale, pour faire émerger l’Etat de droit et la démocratie que nous recherchons », a-t-il ajouté.

« Il y a eu des changements extrêmement importants dans toutes les institutions. En l’occurrence, l’émergence d’une Présidence, d’un gouvernement, l’Institution militaire, les institutions de sécurité. Donc en moins de 12 mois, on a vécu un bouleversement très profond », a-t-il estimé.

Pour Soufiane Djilali, « il est cependant indéniable, que la scène politique est morcelée. Nous avons d’un côté le Hirak, le peuple, l’opinion publique qui a beaucoup de raisons de se méfier de tout. C’est une population qui a été trompée, désabusée, donc il y a une réaction de vigilance et de méfiance. Elle est naturelle et il faut que le pouvoir l’accepte, c’est une contrainte majeure, et qui peut être utilisée, si elle est bien comprise, pour mieux avancer. Autrement dit, même le pouvoir lui-même, peut en utilisant cette force du Hirak agir sur les propres résistances, qu’il y a à l’intérieur du pouvoir. Ce dernier est maintenant divisé, il est clair qu’à la tête du pouvoir, il y a un renouvellement de vision, mais le pouvoir c’est aussi, toutes les tentacules de l’Etat, en l’occurrence les administrations, la justice, les institutions économiques ».

« Or, le régime Bouteflika avait sur 20 ans gangrené tout le système, et donc même en changeant la tête, il y’aura toujours des résistances extrêmement puissantes et malignes, qui utilisent une partie des forces populaires pour contrer toute possibilité d’évolution. Ce sont des forces occultes qui vont pousser au pourrissement en essayant de flatter les revendications populaires pour justement empêcher qu’il y ait un changement, et permettre à ceux qui ont toujours profité de la rente de rester en place », a ajouté l’homme politique.

Concernant les détenus du Hirak, Soufiane Djilali a rappelé que la position de son parti à ce sujet est claire depuis longtemps.

« Nous avons porté cette revendication lors de la réunion de Aïn Benian et nous considérons, que malgré les bonnes intentions du pouvoir à acter un changement, il est tenu de donner des gages de bonne volonté et de renouer un fil non pas de confiance, mais de communication, a-t-il dit, soulignant que le pouvoir a maintenant les moyens pour libérer tous les détenus d’opinion. Cela étant, quant à ceux qui sont détenus pour avoir commis des actes répréhensibles, d’enrichissement illicite, de prédation ou de vol, ils doivent être jugés et rendre des comptes au pays ».