Sortie avec une équipe de contrôle de la qualité dans la restauration Tolérance zéro

à l’ouest d’Alger, les estivants peuvent être rassurés quant à la qualité des produits alimentaires frais ou préparés. Le travail effectué par les éléments de la brigade de contrôle de la qualité et de la répression des fraudes, depuis le début de la saison estivale, a donné des résultats satisfaisants sur le terrain. Sans répit et avec un niveau d’exigence « tolérance zéro », ces éléments sont intraitables sur les conditions d’hygiène.
A Azur Plage, un restaurant fast-food ayant fait objet d’une mise en demeure la semaine dernière nécessite une autre virée pour vérifier les mesures prises en matière d’hygiène.
Les carreaux cassés, une infraction
La préparation des plats se fait dans la cuisine alors que celle des m’hadjeb se fait à l’extérieur. Dans la cuisine, le désordre est visible. Vêtements suspendus devant le frigo, caisses non rangées, stockage anarchique des produits dans le frigo. « Il faut apprendre à mettre de l’ordre dans l’espace ou vous préparez la nourriture », a insisté le contrôleur. La vérification des aliments à l’intérieur du frigo ne s’est pas soldée par la découverte de produits avariés. « Evitez de congeler la sauce des m’hadjeb de la veille », a-t-il recommandé.
Les conditions de travail doivent être correctes
L’exposition des marchandises à l’extérieur du magasin est toujours de mise. En dépit de toutes les mises en demeure adressées, les commerçants n’en font qu’à leur tête. « Nous allons procéder à la saisie des bouteilles de limonade, de jus et d’eau exposées à même le trottoir », a affirmé le contrôleur pendant qu’il rédigeait son procès-verbal. La remarque est également valable pour les sachets de chips et des frigos de crème glacée disposés devant la devanture du magasin. « Débrouillez-vous pour mettre tout cela à l’abri du soleil car cela représente un danger pour la santé des consommateurs », a-t-il ajouté. Le magasin en question propose du pain à la vente sans autorisation.
Perspectives prometteuses pour le tourisme
Ayant fait l’objet de la visite du ministre du Tourisme à deux reprises cette année, le restaurant « Toutine Star » est exemplaire à plus d’un titre. Avec un aménagement extérieur splendide, des clôtures en vitres et matériaux anti-érosion, tables en osier, des charpentes aux couleurs chatoyantes, le propriétaire du restaurent compte lancer une nouvelle opération d’extension. « Les procédures administratives ont été engagées et l’opération suit son cours », a-t-il affirmé. Ici, les équipes de la DCP ne trouvent rien à redire. « C’est un exemple en matière d’hygiène. Chaque année, il rénove sa structure, ce qui démontre la volonté de veiller à la préservation des lieux. La propreté de la cuisine, les conditions de conservation des aliments sont respectées. On vient ici pour vérifier et s’assurer que tout va bien et que ces comportements positifs sont toujours de mise », a précisé Mohamed Melzi, enquêteur principal à l’inspection régionale de commerce de la daïra Zéralda. Le propriétaire du restaurent a sa propre vision du tourisme en Algérie. « Nous avons besoin de ce genre d’espaces pour accueillir dans de bonnes conditions les familles, les touristes algériens et étrangers. Palm Beach connaît effectivement une baisse en termes de fréquentation, cela est dû au fait que c’est devenu un endroit de détente pour les familles qui y viennent en toute sécurité.
Il est déserté par les malfaiteurs et autres voyous ayant fait sa mauvaise réputation pendant longtemps. C’est un bon signe et nous devons contribuer à l’amélioration de la situation », a-t-il affirmé. En saluant les mesures de sécurité en vigueur, ce gérant estime nécessaire de procéder à la réorganisation de l’exploitation des plages. « La collectivité a besoin d’argent. Il faut donc impliquer les investisseurs capables de veiller à la propreté des lieux. C’est ainsi que nous pouvons assurer un service à la hauteur des attentes des citoyens », dit-il. La virée de la brigade de contrôle se poursuit dans un hôtel, opérationnel depuis quelques semaines. La propreté des lieux est visible mais le contrôleur a l’œil vigilant. « Il y a un défaut d’affichage des prix », s’adresse-t-il au gérant. « Nous avons prévu un affichage électronique mais l’emplacement n’a pas permis de l’installer. En attendant la modification, nous allons mettre une affiche à la réception ». La classification de l’établissement est le deuxième point soulevé. « Le dossier sera soumis à la commission de wilaya ». Etant donné que le contrôleur de la DCP est membre de ladite commission, une tournée dans l’établissement est doublement intéressante. Au niveau de la cuisine, il s’enquiert de la qualification du personnel.
Il jette un coup d’œil sur le matériel, les ingrédients et les conditions de conserve et de cuisson. « Je suis contre la disposition de vos ustensiles car les couteaux peuvent tomber et causer des dégâts », a-t-il fait remarquer. La sauce blanche trouvée dans un grand récipient le fait réagir. « C’est un fond de sauce qu’on laisse refroidir après huit heures de cuisson puis congelé dans de petits sacs », a souligné le chef cuisinier. Rassuré, le contrôleur donne quelques conseils au personnel sur la nécessité d’éviter l’achat d’épices en grande quantité et des produits ne portant pas d’étiquettes. La vérification de l’éclairage, des matériaux utilisés dans les balcons et de la laiterie n’a relevé aucune anomalie.






