Marché du carbone : Sonatrach engage une alliance avec l’Allemagne et la Norvège

Trois signatures apposées au bas d’un même document, ce mardi à Alger. Sonatrach, l’énergéticien allemand VNG et la société norvégienne ACI Finance ont officialisé un protocole d’accord destiné à comprimer les rejets de gaz à effet de serre du groupe algérien.
Transfert de savoir-faire, montée en compétence des équipes et déploiement de solutions bas carbone figurent au menu de cette alliance à trois.
Le document a été paraphé par Noureddine Daoudi, président-directeur général de Sonatrach, en compagnie d’Ulf Heitmüller, qui préside le conseil d’administration de VNG, et de Matthew Harwood, patron d’ACI Finance.
La cérémonie s’est tenue durant la journée inaugurale de l’atelier national dédié au financement climatique et aux marchés du carbone, une rencontre pilotée conjointement par le ministère des Hydrocarbures et la compagnie nationale.
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Sonatrach capitalise sur deux partenariats déjà en place
Le texte signé mardi prolonge deux accords bilatéraux antérieurs. Le premier remonte à octobre 2024, quand ACI Finance s’était engagé aux côtés du groupe algérien pour appuyer ses chantiers de réduction d’émissions. Le second, conclu en juin 2026 avec VNG, ciblait spécifiquement les fuites de méthane le long de la chaîne gazière.
Avec l’énergéticien saxon, la relation dépasse d’ailleurs le seul volet environnemental. En juillet dernier, les deux groupes avaient paraphé à Berlin un contrat d’approvisionnement en gaz naturel vers l’Allemagne, avec des volumes revus à la hausse à compter du 1er janvier 2027.
Concrètement, le protocole doit permettre l’installation de systèmes de Mesure, Notification et Vérification (MRV), indispensables pour conditionner l’accès aux financements climatiques via les crédits carbone.
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Le zéro torchage de gaz fixé à l’horizon 2030
Devant les participants, Noureddine Daoudi a redit la feuille de route du groupe. D’ici 2030, plus aucun gaz ne devra être brûlé en torchère sur les sites de la compagnie. Les déperditions de méthane, elles, doivent chuter de manière significative.
L’objectif est ambitieux. Le torchage reste une pratique courante dans l’industrie pétrolière mondiale et son élimination suppose des investissements lourds en infrastructures de récupération. D’où l’intérêt, pour Sonatrach, de s’adosser à des partenaires détenteurs de technologies éprouvées.
Ulf Heitmüller et Matthew Harwood ont tous deux insisté sur la robustesse de leur relation avec le groupe algérien. Ils voient dans cet accord tripartite un palier supplémentaire vers une coopération industrielle durable.
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