Sonatrach s’offre trois nouveaux marchés dans ce pays d’Afrique

Sonatrach s’offre trois nouveaux marchés dans ce pays d’Afrique
Sonatrach

L’Algérie et le Niger franchissent un cap historique dans leur coopération énergétique. Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et le ministre du Pétrole de la République du Niger, M. Mahamane Moustapha Barké (représenté par M. Hamadou Tini), ont présidé ce mardi 2 juin 2026 au siège de la Direction générale de Sonatrach la signature de trois protocoles d’accord (MoU) stratégiques entre plusieurs filiales du géant algérien et la Société Nigérienne du Pétrole (SONIDEP).

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Niger en Algérie, du PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi, et du Directeur général de la Sonidep, Ali Seibou Hassan, entourés de hauts cadres du secteur des hydrocarbures des deux pays.

Ces accords s’inscrivent en droite ligne des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à dynamiser la coopération Sud-Sud et à bâtir un partenariat bilatéral solide pour l’intégration économique et énergétique africaine.

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Exploration, forage et distribution : les trois axes du partenariat

Ces protocoles d’accord couvrent des domaines techniques clés et l’ensemble de la chaîne de valeur de l’industrie pétrolière et gazière à travers la mobilisation de trois filiales majeures de Sonatrach :

1. Acquisition de données sismiques (ENAGEO)

Le premier accord unit l’Entreprise Nationale de Géophysique (ENAGEO) et la Sonidep. Il porte sur la réalisation d’opérations d’acquisition et de traitement de données sismiques sur le territoire nigérien. Ce projet hautement technique soutiendra directement les efforts du Niger dans l’exploration et le développement de ses propres ressources en hydrocarbures.

2. Création d’une société mixte de forage (ENAFOR)

Le deuxième protocole, signé entre l’Entreprise Nationale de Forage (ENAFOR) et la compagnie nigérienne, prévoit la création d’une société mixte spécialisée dans les travaux de forage pétrolier et gazier au Niger. Cette entité partagée permettra de mutualiser les compétences techniques et de renforcer les capacités opérationnelles sur les chantiers d’extraction nigériens.

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3. Distribution, GPL et Bitume (NAFTAL)

Enfin, le troisième accord implique la Société Nationale de Commercialisation et de Distribution de Produits Pétroliers (NAFTAL). Ce volet ambitionne de développer le réseau de distribution des produits pétroliers au Niger, de construire des centres d’enfûtage de Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL) et de mettre en œuvre des programmes de formation. De plus, une seconde société mixte verra le jour pour la fabrication, le stockage et la distribution de bitume, un produit stratégique pour le développement des infrastructures routières au Niger.

Un modèle de solidarité et de transfert de technologies

Ces nouveaux contrats d’application découlent d’un accord-cadre plus large signé précédemment entre les deux compagnies nationales. Au-delà des aspects purement commerciaux, Alger et Niamey mettent l’accent sur le transfert de technologies, le partage d’expérience et le renforcement des compétences locales au Niger.

Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune d’exploiter l’expertise reconnue de l’Algérie dans le domaine extractif pour propulser l’industrie pétrolière nigérienne. Ce rapprochement multisectoriel concrétise les principes fondateurs de la solidarité africaine, transformant la proximité géographique en un puissant levier de croissance économique commune.