Sonatrach dévoile ses revenus de 2025 dans son rapport annuel

Les comptes du premier groupe économique du pays sont désormais sur la table. Sonatrach vient de rendre public son rapport annuel, un document attendu qui précise le volume des recettes encaissées par la compagnie nationale durant l’exercice 2025. Ce bilan constitue la principale source d’information officielle sur la performance financière du groupe, dont dépend l’essentiel des entrées en devises de l’Algérie.
La publication de ce rapport intervient alors que le débat budgétaire bat son plein au Parlement. Les chiffres de 2025 servent en effet de référence pour mesurer la trajectoire suivie depuis, qu’il s’agisse des exportations, de la fiscalité pétrolière ou de l’effort d’investissement consenti par la compagnie.
Le rapport annuel de Sonatrach livre les comptes de 2025
Le document publié par le groupe public retrace l’activité de l’entreprise sur l’ensemble de l’exercice écoulé. Il couvre les grands agrégats financiers, les volumes produits et commercialisés, ainsi que les dépenses engagées dans l’amont comme dans l’aval. C’est la photographie la plus complète disponible sur la compagnie.
Ce type de publication répond à une exigence de transparence devenue habituelle pour les grandes compagnies pétrolières. En diffusant ses résultats, Sonatrach permet aux analystes, aux partenaires étrangers et aux institutions financières de situer sa performance par rapport aux autres acteurs du marché mondial de l’énergie.
L’exercice 2025 reste par ailleurs une année de comparaison incontournable. Les responsables du secteur s’y réfèrent systématiquement lorsqu’ils évaluent les progrès enregistrés depuis, notamment en matière d’exploration et de dépenses d’équipement.
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Les investissements de Sonatrach en nette progression depuis 2025
L’enveloppe consacrée aux investissements constitue l’un des indicateurs les plus scrutés du rapport. En 2025, la compagnie y avait consacré 5,3 milliards de dollars. Un seuil franchi depuis, puisque le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a indiqué devant les députés que le groupe avait dépassé la barre des 6 milliards de dollars en 2026.
Cette montée en puissance se traduit sur le terrain. Les campagnes de forage menées par le groupe ont permis de multiplier les découvertes d’hydrocarbures réalisées par les propres moyens de Sonatrach, avec dix-sept gisements identifiés depuis le début de l’année 2026. Un rythme qui témoigne de la priorité donnée au renouvellement des réserves.
La compagnie entend maintenir cet effort dans la durée. Le maintien d’un niveau élevé de production suppose en effet des dépenses soutenues, dans un contexte où les champs historiques du Sahara exigent des techniques de récupération de plus en plus coûteuses.
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Exportations et fiscalité pétrolière : l’après-2025 déjà dessiné
Si 2025 sert de base de comparaison, les résultats enregistrés depuis traduisent une embellie sur les marchés. Entre janvier et septembre 2026, les ventes d’hydrocarbures à l’étranger ont rapporté 37,5 milliards de dollars au pays, portées par un baril algérien avoisinant les 97 dollars en moyenne.
La fiscalité pétrolière a suivi la même pente. Elle a atteint 2 841 milliards de dinars, soit un dépassement des prévisions inscrites dans la loi de finances. Sur une décennie, le pétrole a généré près de 233 milliards de dollars pour le Trésor algérien, selon les données reprises des statistiques de l’OPEP, un cumul qui illustre le poids du brut dans les ressources financières du pays entre 2016 et 2025.
Sonatrach au cœur des arbitrages du budget 2027
La publication du rapport tombe à un moment sensible. Les députés examinent le projet de loi de finances pour l’année prochaine, un texte dont l’équilibre dépend largement des recettes énergétiques. Plusieurs dispositions ont d’ailleurs alimenté les discussions en commission.
La question des tarifs à la pompe a particulièrement retenu l’attention. Interrogé par les parlementaires, le ministre a écarté toute augmentation du prix des carburants pour 2027, tout en rappelant que les produits énergétiques restent vendus en Algérie à des niveaux très inférieurs aux cours internationaux.
Sur le plan international, la compagnie conserve son attractivité auprès des majors. Le partenariat noué avec l’italien Eni demeure l’un des piliers de la stratégie du groupe en Afrique du Nord, alors que la compagnie transalpine renforce ses engagements dans l’exploration et la production.
Les chiffres de 2025 apparaissent ainsi comme un point de départ plus que comme un aboutissement. Ils fixent le cadre d’une stratégie énergétique nationale qui mise désormais sur l’intensification de l’exploration et la consolidation des alliances avec les groupes étrangers.








