Sur fond de forte demande : SONATRACH revoit à la hausse ses prix de GPL

La compagnie nationale algérienne Sonatrach a revu à la hausse ses prix de vente officiels pour le gaz de pétrole liquéfié (GPL) destinés aux cargaisons du mois de novembre 2026.
Cette revalorisation marquée concerne aussi bien le propane que le butane, surpassant de manière significative les augmentations consenties par le géant saoudien Aramco au cours de la même période.
Selon les données rapportées par la plateforme spécialisée Attaqa, le prix du propane algérien enregistre une hausse de 155 dollars par tonne pour atteindre 825 dollars, contre 670 dollars au mois d’octobre, soit une progression de près de 23 %.
La flambée est encore plus spectaculaire pour le butane : son cours bondit de 300 dollars la tonne pour s’établir à 1 050 dollars, contre 750 dollars un mois plus tôt. Cela représente une hausse vertigineuse d’environ 40 %.
Une avance marquée sur les barèmes saoudiens
À titre de comparaison, les réajustements tarifaires appliqués par Saudi Aramco s’avèrent nettement plus modérés. Le groupe saoudien a relevé le prix de son propane de 5,9 %, le portant à 720 dollars la tonne, tandis que celui du butane a progressé de 6,8 % pour atteindre 780 dollars.
Les grilles tarifaires de Sonatrach et d’Aramco constituent des baromètres essentiels sur le marché mondial du GPL. Si les tarifs saoudiens servent de référence majeure pour les contrats d’approvisionnement en provenance du Moyen-Orient à destination de l’Asie-Pacifique, les cours algériens dictent la tendance pour le bassin méditerranéen et la mer Noire, notamment pour des marchés clés comme la Turquie.
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Cette poussée tarifaire intervient dans un contexte global marqué par la remontée des cours du pétrole brut et une intensification de la demande énergétique globale, conjuguées aux tensions habituelles sur l’offre, aux coûts du fret maritime et aux facteurs saisonniers.
L’Algérie consolide sa domination au sein de l’OPAEP
Sur le plan de la production, l’Algérie s’est imposée en tête des pays membres de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP) au cours de l’année 2024, avec un volume moyen de 293 800 barils par jour, selon la même source.
Bien que ce chiffre accuse un léger repli par rapport à 2023 — où la production atteignait 305 400 barils par jour —, le pays conserve confortablement son leadership régional, distançant largement la plupart des autres États membres.
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De son côté, la Saudi Aramco a vu sa production de GPL passer de 24 800 barils par jour en 2023 à environ 31 800 barils par jour en 2024, soit une progression annuelle notable de 28,2 %.
Le gaz de pétrole liquéfié, communément appelé gaz butane ou gaz ménager, est principalement composé de propane et de butane. Utilisé massivement pour la cuisson, le chauffage et le carburant automobile, il constitue également une matière première névralgique pour l’industrie pétrochimique.








