SNTF : un nouvel acte de sabotage perturbe le trafic à Alger

Des équipements techniques assurant l’alimentation électrique des rames ont été délibérément endommagés sur le tronçon séparant les gares d’El Harrach et d’Oued Smar. C’est ce qu’a révélé la SNTF dans une communication diffusée ce mardi.
Conséquence immédiate, la circulation des trains dans la banlieue est de la capitale connaît des irrégularités. La Société nationale des transports ferroviaires évoque sans détour une opération de sabotage. Les installations visées jouent un rôle central dans le fonctionnement du réseau, puisqu’elles fournissent le courant nécessaire au déplacement des convois électrifiés.
SNTF : deux lignes de trains de banlieue touchées par les perturbations
Le trafic reste assuré, mais de façon irrégulière, sur les dessertes reliant Agha à Thénia ainsi qu’Agha à Tizi Ouzou, dans les deux sens. L’opérateur public parle d’un dérèglement temporaire de ses horaires habituels.
Ces deux axes figurent parmi les plus fréquentés de l’agglomération algéroise. Ils transportent chaque jour des milliers de salariés, d’étudiants et de navetteurs venus des wilayas voisines. Un simple décalage d’une rame se répercute donc rapidement sur l’ensemble des rotations de la journée.
La SNTF affirme avoir déployé l’ensemble de ses moyens humains et logistiques afin de réparer les dommages constatés. L’entreprise promet un rétablissement complet du service dans les meilleurs délais, sans toutefois avancer d’échéance précise.
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Alger : le réseau ferroviaire régulièrement fragilisé
Ce nouvel épisode s’ajoute à une liste déjà longue d’incidents ayant affecté le rail dans la capitale. En août dernier, un déraillement avait contraint la SNTF à revoir la circulation des trains de banlieue entre Gué de Constantine et El Harrach, avec Bab Ezzouar transformé en terminus provisoire pour deux dessertes.
Les atteintes volontaires aux installations ou au matériel roulant constituent pourtant un problème distinct des avaries techniques. Elles relèvent de la malveillance et exposent directement les agents comme les voyageurs.
En octobre, l’attaque d’un convoi de marchandises à Relizane avait grièvement blessé un conducteur, poussant la direction générale à dénoncer publiquement un comportement qu’elle jugeait irresponsable et dangereux.
Le sabotage pèse lourd sur les finances de la SNTF
Chaque dégradation se traduit par une double facture. D’un côté, les pièces à remplacer et les heures d’intervention des équipes de maintenance. De l’autre, les recettes perdues lorsque des trains sont supprimés ou retardés.
Les caténaires, sous-stations et câblages représentent des équipements coûteux, souvent importés. Leur remplacement ne s’improvise pas et mobilise des techniciens spécialisés, parfois pendant plusieurs jours selon l’ampleur des destructions.
Pour les usagers, le coût est surtout celui du temps perdu. Beaucoup d’habitants de Thénia, Boudouaou ou Tizi Ouzou organisent leur journée autour d’horaires précis. Un train manqué signifie souvent un retard au travail ou en cours.
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Enfin, ce nouvel acte de vandalisme relance également la question de la surveillance des emprises ferroviaires. Les voies traversent des zones urbaines densément peuplées, difficiles à sécuriser sur toute leur longueur.






