SILA 2026 : votre guide complet pour visiter le Salon international du livre d’Alger

Dix jours pour écumer les allées du Palais des expositions des Pins maritimes. Le Salon international du livre d’Alger vit sa 29e édition jusqu’au 7 novembre, avec une ampleur inédite : 1 567 maisons d’édition venues de 51 pays, dont 350 structures algériennes, et une offre qui frôle les 300 000 titres. L’Arabie saoudite occupe le fauteuil d’invitée d’honneur, sous un slogan qui donne le ton : « Demain entre les pages d’un livre ».
Le SILA 2026 double sa surface et multiplie ses chiffres
Les compteurs s’affolent par rapport à l’an dernier. L’offre éditoriale passe de 140 000 à près de 300 000 références, tandis que les rendez-vous culturels bondissent de 530 à 994. Deux pays supplémentaires rejoignent la liste des participants, et l’espace d’exposition a tout simplement été multiplié par deux.
L’affluence promet d’être au rendez-vous. En 2025, le rendez-vous avait drainé 6 241 718 personnes, avec une pointe à 850 914 entrées le 6 novembre. Mohamed Iguerb, commissaire du salon, anticipe des volumes comparables, voire supérieurs. Ouvert aux professionnels dès le 28 octobre, le site accueille le grand public depuis le lendemain.
Deux commémorations irriguent cette édition : le centenaire de l’Étoile nord-africaine, fondée en 1926, et les soixante-dix ans du Congrès de la Soummam. La mémoire nationale n’est donc pas un simple décor, elle structure une partie entière de la programmation.
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Un programme littéraire dense porté par plus de 200 écrivains
La cérémonie d’ouverture des activités s’est tenue le 29 octobre à 10h30, dans la grande salle des conférences, avec l’allocution de la ministre de la Culture Malika Bendouda, suivie d’une intervention saoudienne et d’un hommage aux auteurs disparus au cours de l’année.
Côté littérature, Kateb Yacine fait l’objet de tables rondes, aux côtés de débats sur le roman et la nouvelle. Des soirées poétiques algériennes et arabes ponctuent la semaine, et une séance revient sur Ghassan Kanafani, en écho à la Palestine. Yasmina Khadra y défend Le Prieur de Bethléem, pendant qu’Adonis déroule son itinéraire. Waciny Laredj, dont la présence au programme avait alimenté une polémique estivale autour du SILA, figure lui aussi parmi les invités, avec Amin Zaoui et Rabia Djelti.
L’histoire, la traduction, la philosophie et le théâtre complètent l’édifice. Benjamin Stora ouvre la séance consacrée à l’Étoile nord-africaine, un autre panel interroge l’avenir de l’esprit humain face à l’intelligence artificielle, et le centenaire du Théâtre national algérien a droit à sa rencontre. Les plus jeunes ne sont pas oubliés, avec une table ronde autour de Mohammed Dib. L’espace Rouh El Banaf, lui, se tourne vers l’Afrique, le Sahara occidental et l’Appel d’Alger contre les crimes coloniaux. Cinq lieux accueillent ces échanges : la grande salle des conférences, les salles Taher Ouettar et Assia Djebar, la salle 2 et Rouh El Banaf.
Remises jusqu’à 60 % et pavillons incontournables
Les ouvrages échappent aux droits et taxes. Le commissariat a par ailleurs invité les exposants à consentir des rabais supplémentaires, qui peuvent grimper jusqu’à 50 %, parfois 60 % dans la dernière ligne droite. De quoi récompenser les visiteurs patients.
Trois distinctions rythment le salon. Le prix « Mon premier livre », troisième du nom, s’ouvre aux plumes de moins de 35 ans dans quatre langues : arabe, tamazight, anglais et français. S’y ajoutent une récompense inédite dédiée à la traduction et un trophée du meilleur stand.
Parmi les haltes à ne pas manquer figurent le pavillon de l’Armée nationale populaire, centré sur l’épopée de l’ALN, ceux de l’Arabie saoudite, de la Palestine et de la RASD, l’espace Al Wiam pour les enfants, un nouveau module histoire et mémoire doté de projections en 3D, ainsi que le stand du Haut-Commissariat à l’amazighité et ses quinze nouveautés. Institut français, British Council, Institut Cervantes, ambassades américaine et chinoise, Union européenne, Oman, Égypte et Qatar complètent le tableau. L’application SilaApp aide à localiser un titre dans ce labyrinthe. Parmi les nouveautés présentées, la série fantastique « Bab El Mahroussa et les clés emprisonnées » de Zineb Ouannes puise dans la mémoire d’Alger.
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Horaires, métro et navettes Etusa pour rejoindre la Safex
Les portes restent ouvertes de 10h à 19h30. Le site, situé à une quinzaine de kilomètres à l’est du centre d’Alger, est le même que celui qui avait accueilli la 57e Foire internationale d’Alger lancée par Abdelmadjid Tebboune en juin, puis le salon de l’immobilier DZ IMMO fin octobre.
Depuis le centre-ville, le métro conduit à la station Les Fusillés, d’où le tramway prend le relais jusqu’au Palais des expositions. Ce même tramway reste l’option la plus commode pour les habitants de Bab Ezzouar, Bordj El Kiffan ou Dergana. Attention, les deux réseaux cessent de circuler à 23h.
L’Etusa a mis en place des navettes spéciales jusqu’au 7 novembre, avec des premiers départs à 9h et un dernier retour depuis la Safex à 19h30. Comptez 50 dinars en urbain, 100 dinars en suburbain. Les bus partent notamment de la place des Martyrs, de la place Audin, d’El Harrach, de Baraki, de Ben Aknoun via Kouba, de Hammadi via Rouiba et de Sidi Abdellah. Les automobilistes disposent, eux, de vastes parkings.
Un conseil : armez-vous de patience le week-end et le 1er novembre. Le commissaire évoque des pics de 700 000 à 800 000 visiteurs sur ces journées. Les vacances scolaires d’automne, qui courent jusqu’au 2 novembre, amplifieront la présence des familles dans les allées.
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