Aucune directive n’a encore été officiellement transmise aux directeurs des établissements scolaires du secondaire concernant la limitation des cours devant être dispensés en perspective de l’examen du bac. Seule la commission chargée de l’avancement des programmes est en mesure de prendre des décisions. Elle ne rendra ses conclusions que le 30 avril prochain.
Syndicats et associations de parents d’élèves sont formels : le ministère de l’Education n’a encore pris aucune mesure en direction des classes de terminale. Le porte-parole du Conseil national des professeurs d’enseignement secondaire et technique est catégorique : les chefs d’établissement n’ont pas été destinataires de directives, encore moins celle portant sur l’annulation de dix leçons pour les classes de terminale. Messaoud Boudiba indique, en effet, que «la seule partie habilitée à décider du seuil des cours à dispenser est la commission de suivi de l’avancement des programmes. Elle ne se réunira que le 30 avril prochain et c’est à ce moment-là que le seuil sera fixé. Pour le moment, les enseignants ont le souci de rattraper les cours perdus après les intempéries qui ont causé la fermeture de beaucoup d’établissements scolaires». Un avis partagé par Ahmed Khaled de l’Association nationale des parents d’élèves qui indique également que «pour le moment, les directeurs des lycées n’ont rien reçu. Je pense qu’il s’agit de sondes qui sont ainsi lancées pour tester la réaction de l’opinion, notamment les lycéens et leurs parents». Des élèves et des parents qui sont dans l’expectative, notamment dans les régions ayant le plus souffert des intempéries. Dans certaines wilayas, l’interruption des cours a duré plus de trois semaines. Le retard est alors important et s’avère difficile à rattraper. Face à une disparité des retards, le ministère de l’Education avait fait savoir que le rattrapage des cours se ferait au cas par cas. Des voix s’étaient élevées pour demander à ce que la première semaine des vacances de printemps soit supprimée pour être mise à profit par les enseignants pour le rattrapage des cours. D’autres avaient proposé de profiter de cette semaine pour programmer les examens du second trimestre. Des propositions auxquelles la tutelle a dit non, maintenant la date des examens et déléguant aux directions de l’éducation à travers les wilayas la responsabilité de mettre en place un programme de rattrapage en fonction du nombre de jours de classe ratés. Les classes d’examens, notamment celles de terminale, sont les plus concernées. L’inquiétude des élèves n’a fait que grandir. Déjà au mois de janvier, un mouvement de protestation avait concerné plusieurs villes du pays. Des lycéens avaient investi les rues et s’étaient rassemblés devant les directions de l’éducation et le ministère de l’Education pour exiger, d’un côté, de connaître le seuil des cours à réviser et, d’un autre, le recul de la date de l’examen du bac. Le département de Benbouzid avait alors accédé à leur première demande en fixant le 10 mai comme date-butoir. Une date qui pourrait être avancée au regard du retard accumulé dans les différentes régions du pays du fait du froid.
N. I.
Nomb
