90% des chalets sont dans un état déplorable et 3 841 familles qui les occupent ne disposent pas de documents d’attribution.
La situation des chalets est le point d’actualité repris ces derniers jours à Boumerdès, huit ans après le séisme du 21 mai 2003. Dans cette optique, le wali, en marge de la conférence qui s’est tenue à la salle de conférences de la wilaya, a indiqué que 90% des chalets sont en voie de dégradation et 3 841 familles qui les occupent ne disposent pas de documents d’attribution.
Il a rappelé qu’au lendemain du séisme l’Etat a déployé tous les moyens pour venir en aide aux sinistrés. C’est ainsi que 17 818 tentes ont été distribuées et implantées sur 94 sites pour accueillir plus de 28 000 familles. Pra ailleurs, dans le cadre de l’opération de relogement des sinistrés, il a déclaré qu’un projet de 8 000 logements a été initié par le président de la République. Parmi ces derniers 7 000 ont été réalisés et attribués aux sinistrés. Il a indiqué que 340 autres logements sont en cours de réalisation, à savoir 140 logements dans la commune d’Ouled Moussa et 200 à Baghlia. Outre ces derniers, il a cité d’autres projets destinés aux sinistrés et qui sont en voie de réalisatoin : 140 logements à la cité du 11 Décembre à Boumerdès réalisés à 50%, 12 à Corso, 60 à Bordj Ménaiel, 13 dans le quartier de Bousabaa et 24 à Dellys qui sont en voie d’achèvement. Le taux de réalisation est estimé à 80%, a-t-il précisé. Par ailleurs, le wali a évoqué le cas des chalets qui sont dans un état déplorable, voire en dégradation, notamment ceux situés à proximité de la mer. Dans ce contexte, il a orienté trois commissions pour procéder au recensement des résidents et l’état des différents sites. Les premiers résultats indiquent que 11 064 parmi ces derniers disposent de décisions légales et 3 841 ne possèdent aucun document. La commission chargée du suivi des chalets a établi un rapport dans lequel elle déclare que 90% des chalets sont dans un état déplorable. Dans cette optique le wali n’a pas manqué de songer à l’éradication des sites qui occupent des centaines d’hectares pour les remplacer par d’autres projets de construction. Selon un membre de la commission, les chalets se négocient en milliers de dinars. Certains s’aventurent à céder leur chalet contre une reconnaissance de dette. Youcef Tellache, responsable de la cellule chalet, a indiqué sur les ondes de la Chaîne III que ceux qui disposent d’une décision légale bénéficieront d’un logement dans un cadre bien spécifique, quant aux autres plusieurs formules leur seront proposées, entre autres, LSP, logements promotionnels et autres.
Par A. Kichni
