Selon Rafael Ramirez : l’Opep veut préserver la stabilité du marché

Selon Rafael Ramirez : l’Opep veut préserver la stabilité du marché

Rafael-Ramirez1.jpgLe ministre vénézuélien du Pétrole, Rafael Ramirez, a déclaré, hier à Alger, que le plus grand intérêt de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) est de préserver la stabilité du marché pétrolier lors de sa prochaine réunion en Angola, selon une information rapportée par l’APS.

« Je pense que le plus grand intérêt de l’Opep est la stabilité du marché pétrolier », a indiqué M. Ramirez en marge de la 3e réunion mixte algéro-vénézuélienne, qui a débuté hier et qui se poursuivra aujourd’hui. Le ministre qui répondait à une question sur une décision concernant les quotas de production de l’Organisation lors de sa prochaine réunion prévue le 22 décembre prochain à Luanda en Angola a indiqué que « l’Opep va élaborer lors de la réunion d’Angola une analyse détaillée des perspectives économiques en 2010 tout en tenant compte des stocks élevés du pétrole », en ajoutant que « l’organisation va prendre en considération toutes ces conditions pour avoir un marché stable ».

Pour M. Ramirez, l’effort consenti par l’Opep dans l’application de la baisse de 4,2 millions barils/jour dès janvier 2009, a permis « d’éviter une chute dramatique des prix de brut et de stabiliser le marché autour des 70 dollars le baril ». Actuellement, les prix du pétrole évoluent entre 75 et 80 dollars le baril. Il y a quelques jours le ministre vénézuélien s’était prononcé pour le maintien en l’état du plafond de production de l’Opep vu l’état des stocks.

Les travaux de la commission mixte algéro-vénézuélienne, qui sont présidés par Chakib Khelil et Rafael Ramirez, respectivement ministre de l’Energie et des Mines et ministre du Pétrole, ont débuté hier et doivent se poursuivre aujourd’hui. Ils devraient donner lieu à la signature de plusieurs accords de coopération dans différents domaines tels que l’énergie, le commerce, la culture et l’éducation.

Cette troisième réunion de la commission mixte algéro-vénézuélienne avait été précédée au début du mois de septembre dernier par une visite de deux jours à Alger du président vénézuélien, Hugo Chavez. Au cours de cette visite, le président vénézuélien avait déclaré : « Nous voulons renforcer les liens économiques, commerciaux, énergétiques et technologiques et les élever au niveau de nos excellentes relations politiques. »

Parallèlement à cette réunion, des représentants de 9 entreprises vénézuéliennes sont en visite en Algérie pour la première fois. Ils représentent des secteurs aussi variés que la construction, la chimie, la pétrochimie, l’hydraulique et l’automobile. Mais le secteur où on pourrait enregistrer une avancée est sans conteste celui de l’énergie, puisque des contacts avancés ont été noués entre Sonatrach et PDVSA, la compagnie pétrolière du Venezuela.

Sonatrach envisage d’investir au Venezuela et récemment encore le PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane, avait déclaré que le groupe Sonatrach a relancé les négociations sur sa participation dans deux projets de GNL au Venezuela et manifesté son intérêt pour développer des gisements dans la riche région pétrolifère d’Orénoque.

Par Liès Sahar