Selon le rapport 2018 de Global Fire Power: L’Algérie, 2e puissance militaire en Afrique

Selon le rapport 2018 de Global Fire Power: L’Algérie, 2e puissance militaire en Afrique

L’Algérie occupe la 2e place en Afrique et la 23e place dans le monde en termes d’armement, de personnels actifs militaires, dans la force navale, la disponibilité du carburant pour les opérations militaires, le nombre d’avions de chasse, le budget consacré à la défense et la flexibilité logistique. C’est ce qui ressort de l’édition 2018 du classement des armées dans le monde, publiée par le site américain spécialisé dans la défense, Global Fire Power (GFP).

Selon la même source, l’Algérie dispose de 793 350 militaires, dont 520 000 militaires actifs et 272 350 militaires de réserve, comme elle recèle une flotte aérienne de 528 avions et 280 hélicoptères et 85 bâtiments de guerre. “L’armée algérienne, grande et puissante, s’emploie continuellement à répondre aux besoins de modernisation et de gestion”, a affirmé le même rapport qui classe, par ailleurs, l’armée algérienne parmi les armées les plus performantes dans le monde au vu des programmes de modernisation, de professionnalisation, de spécialisation et des budgets alloués pour maintenir la cadence d’une entité sécuritaire qui obéit aux standards mondiaux en termes de capacités combatives et opérationnelles. Classée derrière l’Égypte, l’Algérie a supplanté plusieurs pays avec des indicateurs de classements performants, comme le Niger (21e), la Côte d’Ivoire (25e), le Mali (24e) ou encore la Mauritanie (30e).

Du reste, ce classement s’explique par le redéploiement de l’Armée nationale populaire sur tous les fronts, notamment la lutte antiterroriste et les réseaux criminels organisés et transfrontaliers, la formation tous azimuts et la diversification accélérée dans l’industrie militaire. Bien plus, le budget de fonctionnement consacré à l’armée en 2018, et qui était de 10,3 milliards de dollars, a été revu à la hausse dans le projet de LF-2019 pour atteindre 11 milliards de dollars. Ce qui explique également cette performance à s’offrir les moyens appropriés pour atteindre un niveau d’opérabilité et de combativité appréciables. Selon la même source, le Power Index ne prend pas en considération l’aspect de l’arme nucléaire, encore moins les stocks nucléaires, comme il n’exclut pas les pays qui ne disposaient pas d’un volume de littoral conséquent qui pourrait amenuiser leur force navale.

Globalement, la tendance montre que les armées africaines se mettent de plus en plus au diapason des armées mondiales même s’il reste encore du chemin à faire. Ainsi, l’Algérie est suivie par l’Afrique du Sud (33e), le Nigeria (43e), l’Angola (48e), l’Éthiopie (51e), le Maroc (55e), le Soudan (70e) et la Libye (74e). La RD Congo (75e) à l’échelle mondiale ferme le Top 10 africain. Dans le monde, affirme encore Global Fire Power, “les États-Unis, la Russie, la Chine, l’Inde et la France sont les cinq plus grandes puissances militaires au monde”.

FARID BELGACEM