Selon l’agence russe TASS : Washington menace Alger de « sanctions », en voici la raison

Selon l’agence russe TASS : Washington menace Alger de « sanctions », en voici la raison
Robert Palladino

L’agence de presse russe TASS a rapporté que l’administration américaine pourrait imposer des sanctions à l’Algérie en raison de l’acquisition par le pays de plusieurs avions de chasse russes.

En effet, en février 2025, il a été confirmé que l’Algérie avait acquis des chasseurs de cinquième génération Su-57E. En adoptant cette technologie furtive russe, Alger devient le premier pays hors Russie à opérer cet appareil.

Cette montée en puissance militaire n’est pas passée inaperçue à Washington. Selon la même source, Robert Palladino, haut responsable au Département d’État américain, a exprimé sa préoccupation lors d’une audition devant la commission des affaires étrangères du Sénat des États-Unis. Interrogé sur la possibilité de sanctions, il a indiqué : « Nous avons également pris connaissance de ces rapports médiatiques, et ils sont préoccupants. »

Pourquoi l’acquisition du Su-57 place l’Algérie sous le radar de la loi CAATSA ?

Le levier de pression américain porte un nom : CAATSA (Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act). Adoptée en 2017, cette législation impose des sanctions obligatoires à tout État réalisant des « transactions significatives » avec les secteurs de la défense russes.

« Le Département d’État s’est engagé à faire respecter la loi CAATSA, et des transactions comme celles que vous avez décrites pourraient déclencher cette décision », a martelé Robert Palladino face aux sénateurs, laissant entendre la possibilité de sanctions, selon la TASS.

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Malgré cette fermeté, la diplomatie américaine marche sur des œufs. L’Algérie demeure un partenaire clé dans la lutte antiterroriste au Sahel et un fournisseur énergétique majeur pour l’Europe. Robert Palladino a d’ailleurs reconnu que Washington travaille « en étroite collaboration avec le gouvernement algérien sur les domaines d’intérêt commun ».

Cependant, l’acquisition du Su-57 semble avoir franchi une ligne stratégique. Le diplomate a révélé que les États-Unis utilisent actuellement leurs « leviers d’influence », souvent en privé, pour tenter de stopper ce qu’il qualifie de « comportements inacceptables ».

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Le dossier est si sensible qu’une partie des échanges entre le Département d’État et le Sénat devra se poursuivre à huis clos, selon la même source. Cette discrétion suggère que des négociations de dernière minute ou des pressions spécifiques sont en cours, alors que l’Algérie, historiquement attachée à sa souveraineté en matière d’armement, semble peu disposée à reculer.