Aujourd’hui à 17h37, une secousse de magnitude 4,0 a été enregistrée près de Négrine, dans la wilaya de Tébessa. Si aucun dégât n’a été signalé, cet événement s’inscrit dans une série de tremblements de terre qui rappellent la vulnérabilité sismique de l’Algérie.
Le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) a annoncé avoir enregistré une secousse tellurique de magnitude 4,0 dont l’épicentre a été localisé à environ sept kilomètres au sud-est de la commune de Négrine, à Tébessa. Cette secousse, bien que modérée, a été ressentie dans la région frontalière avec la Tunisie, confirmant une activité géologique soutenue dans cette partie du pays. Le CRAAG, qui supervise en permanence le réseau national de surveillance, souligne que la localisation de Tébessa, à la jonction de plusieurs failles sismiques, en fait un secteur particulièrement sensible aux mouvements de terrain.
Des chiffres qui confirment la récurrence des séismes
La secousse du 30 août n’est pas un événement isolé mais s’inscrit dans une dynamique sismique beaucoup plus large qui touche régulièrement l’Algérie. Les données collectées par les centres spécialisés révèlent que le pays a enregistré pas moins de 120 séismes au cours des huit derniers mois. Parmi eux, une majorité de tremblements oscillant entre 3 et 4 de magnitude, ce qui correspond à des secousses perceptibles mais rarement destructrices. On compte également une dizaine de séismes supérieurs à 4, dont certains ont provoqué une inquiétude notable chez les habitants des régions concernées.
L’épisode le plus marquant reste sans doute celui du 14 juillet 2025, lorsqu’un séisme de magnitude 6,6 a frappé la région de Tlemcen. Il s’agit du plus fort enregistré en Algérie depuis plusieurs années, confirmant que le pays n’est pas à l’abri de secousses majeures. Quelques semaines plus tard, le 17 août, un autre séisme de magnitude 5,8 a secoué Tébessa, suivi d’une réplique de 4,7, renforçant l’idée d’une activité particulièrement concentrée dans le Nord-Est du pays.
L’analyse sur le long terme confirme cette tendance. Au cours des dix dernières années, plus de 2 000 secousses ont été recensées à travers le territoire national, dont près de 900 dépassaient la magnitude 3. Ces chiffres placent l’Algérie parmi les pays les plus exposés de la Méditerranée occidentale, au même titre que l’Italie, la Grèce ou encore la Turquie. La répartition géographique montre une concentration des secousses dans les zones nord et nord-est, mais certaines régions sahariennes ne sont pas totalement épargnées.