Un nouveau mécanisme de solidarité sociale entre en vigueur en Algérie. À partir de ce lundi 19 janvier, une carte électronique destinée à faciliter l’accès aux médicaments pour les personnes démunies non assurées socialement sera officiellement lancée. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts des pouvoirs publics visant à renforcer la protection sociale et à garantir un accès équitable aux soins de santé.
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La nouvelle carte électronique est destinée aux citoyens en situation de précarité ne bénéficiant pas d’une couverture de sécurité sociale. Elle leur permettra d’accéder aux médicaments de manière plus simple et plus organisée, en réduisant les contraintes administratives et financières.
Selon les autorités, ce dispositif vise à améliorer la prise en charge des catégories vulnérables, notamment celles qui rencontrent des difficultés à supporter le coût des traitements médicaux.
Une initiative en faveur des non-assurés sociaux
Le lancement officiel de cette carte aura lieu lors d’une cérémonie organisée au Centre familial de Ben Aknoun, à Alger. L’événement se tiendra dans la salle de conférences de l’établissement et sera supervisé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saïhi, en présence de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji.
Cette cérémonie symbolise la coordination entre les secteurs du travail et de la solidarité nationale, deux acteurs clés dans la mise en œuvre des politiques sociales en Algérie.
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Une modernisation des mécanismes d’aide sociale
L’introduction de cette carte électronique s’inscrit dans une démarche de modernisation des outils de gestion de l’aide sociale. En optant pour un support numérique, les autorités ambitionnent d’assurer une meilleure traçabilité des prestations, de limiter les abus et de garantir que l’aide parvienne réellement aux bénéficiaires éligibles.
Ce système devrait également permettre une meilleure coordination entre les services sociaux, les établissements de santé et les pharmacies, tout en facilitant le suivi des dépenses liées aux médicaments.
Un pas de plus vers l’équité sanitaire
À travers ce nouveau dispositif, l’État réaffirme son engagement à assurer le droit à la santé pour tous les citoyens, indépendamment de leur situation sociale ou professionnelle. La carte électronique pour l’accès aux médicaments apparaît ainsi comme un levier important pour réduire les inégalités en matière de soins et renforcer la solidarité nationale.
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Les autorités soulignent que cette mesure pourrait être appelée à évoluer, notamment par l’élargissement du nombre de bénéficiaires ou l’intégration de nouveaux services sociaux, dans le cadre d’une politique globale visant à améliorer les conditions de vie des populations les plus fragiles.
