Dans le cadre de sa stratégie de transformation numérique, la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) a annoncé, ce dimanche, le déploiement d’un nouveau service de paiement électronique. Désormais, les employeurs peuvent opter pour le prélèvement automatique de leurs cotisations de sécurité sociale.
Ce nouveau dispositif s’inscrit dans une volonté de modernisation des outils de paiement et vise avant tout à simplifier la vie des entreprises. Selon le communiqué de la Caisse, cette mesure permet d’améliorer la qualité des services offerts tout en garantissant une gestion plus rigoureuse des obligations sociales.
Sécurité sociale : La CNAS lance le prélèvement automatique pour les employeurs
L’objectif principal de cette procédure est d’offrir aux employeurs un moyen de s’acquitter de leurs redevances en toute régularité. En automatisant la transaction, les entreprises peuvent :
- Respecter scrupuleusement les échéances sans risque d’oubli.
- Éviter les pénalités et les majorations de retard.
- Garantir la concordance exacte entre les montants déclarés et les sommes prélevées.
- Gagner du temps en évitant les déplacements physiques vers les agences de la CNAS.
Comment adhérer à ce service ?
La CNAS précise que la mise en place de ce service est simple mais nécessite une démarche administrative préalable. L’employeur doit fournir une autorisation de prélèvement à sa banque, permettant ainsi le transfert automatique des cotisations dues vers le compte de la Caisse dans les délais impartis.
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Pour faciliter cette étape, le formulaire d’autorisation est d’ores et déjà disponible en téléchargement sur la plateforme de télédéclaration à l’adresse suivante : https://teledeclaration.cnas.dz.
Un « tournant qualitatif » pour la protection sociale
Le lancement officiel de ce service a été présidé récemment par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saïhi, qui a qualifié cette initiative de « tournant qualitatif » dans la modernisation du secteur.
Pour le ministre, cette avancée n’est pas un simple ajustement technique, mais un pilier de la stratégie nationale de numérisation visant à éradiquer les lourdeurs bureaucratiques qui pesaient jusqu’alors sur les opérateurs économiques.
Lors de son intervention, Saïhi a insisté sur l’ampleur du défi : avec près de 30 millions de bénéficiaires de la sécurité sociale en 2024, l’adoption de solutions numériques fiables est devenue une nécessité absolue pour garantir la pérennité du système.
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Le ministre a pointé du doigt les limites des méthodes de paiement traditionnelles, souvent synonymes de retards et de coûts inutiles pour les entreprises.
Cette réforme est également le fruit d’une collaboration étroite entre les organismes de sécurité sociale et le secteur bancaire. Abdelhak Saïhi a salué cette synergie intersectorielle, la considérant comme une condition sine qua non pour réussir la transition vers une administration « zéro papier ».
En instaurant ce climat de confiance et de transparence, l’État ambitionne non seulement d’améliorer le taux de conformité des entreprises, mais aussi de fluidifier durablement les relations entre l’administration et les créateurs de richesse.
