Après l’annonce de la mise en place de la carte électronique des médicaments, le dispositif de Sécurité sociale entre dans une phase plus concrète. Les contours se précisent progressivement. Désormais, ce sont les conditions d’accès, le parcours administratif et surtout le contenu de la prise en charge qui retiennent l’attention.
Au cœur du mécanisme figure une liste d’environ 1 000 médicaments intégralement financés par l’État. Elle s’adresse aux personnes démunies non assurées socialement. Ce volet opérationnel permet de mieux mesurer la portée réelle de cette mesure sociale sur le terrain.
Carte électronique des médicaments en Algérie : un dispositif ciblé sur les non-assurés sans revenus
La carte électronique s’adresse exclusivement aux personnes démunies non assurées socialement. Elles doivent être sans source de revenu. Le dispositif inclut également les personnes atteintes de maladies chroniques. Leurs enfants mineurs légalement à charge sont aussi concernés, ce qui élargit la couverture à l’échelle du foyer.
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Selon les précisions apportées par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, l’objectif est clair. Il s’agit de garantir un accès effectif aux médicaments. La mesure vise une catégorie souvent en marge des circuits classiques de remboursement. Elle repose en parallèle sur un encadrement administratif strict.
Un parcours administratif encadré, du dépôt du dossier à l’activation de la carte
L’accès à la carte électronique des médicaments en Algérie repose sur un circuit administratif coordonné. Il associe les services de la solidarité nationale et ceux de la sécurité sociale. La procédure suit plusieurs étapes successives et clairement définies :
- Dépôt d’un dossier administratif et médical auprès du service de l’action sociale de la commune de résidence
- Transmission du dossier à la commission compétente chargée de l’étude
- Décision finale et notification du demandeur
- Attribution d’un numéro d’immatriculation à la sécurité sociale par la CNAS cas d’acceptation
- Établissement, activation et remise de la carte électronique via les agences wilayales
Ce schéma vise à harmoniser le traitement des demandes. Il permet aussi de limiter les allers-retours administratifs et de réduire les délais.
Sécurité Sociale : une liste de près de 1 000 médicaments pris en charge à 100 %
Par ailleurs, Soraya Mouloudji a annoncé l’adoption de plusieurs arrêtés interministériels. Ils associent les secteurs de la Solidarité, du Travail, de la Santé et des Finances. L’un de ces textes fixe les modalités de fonctionnement des commissions wilayales. Un autre établit la liste officielle des médicaments concernés.
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Cette liste comprend près de 1 000 substances pharmaceutiques. Elles sont prises en charge intégralement par l’État, à hauteur de 100 %. La gratuité s’applique sans plafond. Elle ne tient pas compte du nombre de prescriptions ni du montant des ordonnances. Les services de la Cnas assurent le contrôle et le suivi du dispositif. Ils veillent à la transparence et à la bonne application des mesures.
Un outil de suivi et de gouvernance du dispositif social
Pour la ministre de la Solidarité nationale, la carte électronique constitue aussi un outil de pilotage. Elle permet de suivre avec précision les dossiers des bénéficiaires non assurés socialement. Elle renforce également la gouvernance du dispositif d’aide.
Enfin, des instructions ont été données au niveau central. Elles portent sur un suivi rigoureux de la mise en œuvre dans chaque wilaya. Une évaluation régulière du dispositif est également prévue. De plus, la ministre a salué la coordination entre les différents départements ministériels. Elle y voit une approche transversale fondée sur la coopération et la continuité des politiques sociales.
