Urgent
Algérie

Sécurité routière : les propositions des Algériens sur Facebook

Suivre Algérie 360° sur Google Actualités

Avec plus de 9 000 accidents survenus au cours du premier trimestre 2009, selon les chiffres fourni par le Centre national de prévention et sécurité routières (Cnpsr), un constat s’impose : nos routes font partie des les plus meurtrières au monde. Les tentatives de l’Etat pour mettre fin à cette hécatombe se font plus déterminées, avec le projet d’un nouveau code de la route.

Cependant, « le durcissement des mesures disciplinaires et les sanctions n’ont jamais été la solution idéale », selon Razane qui ouvre un débat intéressant sur la question au sein du groupe  » Non à la mort sur nos routes ».

Qu’y a-t-il donc lieu de faire ?

Tarik est favorable à une application plus sévère du code de la route. Mais, au lieu de retraits de permis, il suggère la mise en place de condamnations à participer à des travaux d’intérêt général tel que la prise en charge d’une personne handicapé, victime d’un accident de la route.

Brahim, quant à lui, ne voit aucun intérêt au retrait de permis, puisque «tous le monde fini par le récupère dans la semaine chez un ami ou voisin qui travaille a la police ». Ou «en payant un bakchiche », renchéri Razane.

Yasmina, de son coté pointe du doigt les parents et met l’accent sur l’importance de l’éducation « pour limiter les dégâts », et ce, en responsabilisant l’enfant, et en lui inculquant le respect de l’autre et de l’a vie tout en s’attachant à donner le bon exemple.

Anis, un algérien installé au Canada dénonce l’état des routes et les dérobades des automobilistes devant la sanction par l’intervention de « quelqu’un de haut placé ». Ayant lui-même survécu à quatre accidents de la route, il reconnaît que l’automobiliste algérien est le premier à blâmer.

Enfin, en réponse à la proposition de Nadia qui est de suivre l’exemple français en instaurant le permis à points, Madjid rétorque qu’il faudrait d’abord élaborer un fichier national.

Les avis sont donc partagés et les « remèdes » proposés multiples. Mais il est un point épineux non abordé dans cette discussion même s’il est largement débattu sur le mur du groupe « Non à la mort sur nos routes » : celui de l’apprentissage de la conduite. Les auto-écoles fleurissent partout mais leur enseignement sommaire a défrayé la chronique en 2008. « En voyant les gens qui obtiennent le permis et qui ne savent pas utiliser une voiture, moi j’ai peur », avoue Chakib.

AM

Adel Medjda

Journaliste – Actualité nationale, régionale et société

Adel Medjda est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360. Il couvre principalement l'actualité nationale et régionale, les questions de société ainsi que les faits divers qui marquent le quotidien des Algériens.

Voir tous les articles de Adel Medjda →

À lire aussi

La une du jour

Extra contenu