Sécurité routière : la police et la gendarmerie durcissent les contrôles sur le contrôle technique

Sécurité routière : la police et la gendarmerie durcissent les contrôles sur le contrôle technique
Securité routiére

Les services de la Gendarmerie nationale et de la Police ont lancé, depuis la fin de la semaine écoulée, une vaste opération de renforcement des contrôles routiers à travers plusieurs wilayas du pays. Cette campagne vise principalement le respect de l’obligation du contrôle technique des véhicules, considéré comme un facteur clé dans la prévention des accidents de la circulation.

Selon des sources concordantes, les unités spécialisées dans la sécurité routière mènent des opérations de contrôle intensif, de jour comme de nuit, sur les axes routiers urbains et interurbains. L’objectif est de détecter les infractions liées aux documents du véhicule, notamment l’absence ou la non-validité du certificat de contrôle technique.

Les autorités rappellent que de nombreux accidents mortels sont causés par des défaillances mécaniques évitables, souvent liées au non-respect des visites techniques obligatoires. Dans ce contexte, les forces de l’ordre ont reçu des instructions claires pour appliquer la loi avec rigueur et fermeté.

Des sanctions sévères pour les contrevenants

Les conducteurs incapables de présenter une attestation de contrôle technique valide s’exposent à des sanctions immédiates. Celles-ci comprennent une amende forfaitaire pouvant atteindre 5 000 dinars, ainsi que la mise en fourrière du véhicule. Dans certains cas, des poursuites judiciaires peuvent également être engagées.

D’un point de vue légal, cette infraction est classée comme une contravention de première catégorie, conformément à l’article 66 du code de la route. Les agents de police judiciaire sont autorisés, en vertu des textes réglementaires en vigueur, à immobiliser le véhicule et à le placer en fourrière jusqu’à régularisation de la situation.

Ces mesures s’appuient notamment sur les dispositions du décret exécutif 04-381, modifié et complété, relatif à l’organisation du contrôle technique des véhicules. Ce cadre juridique permet aux services de sécurité d’agir rapidement afin de réduire les risques sur les routes et de responsabiliser les usagers.

À travers cette campagne, les autorités entendent envoyer un message clair aux automobilistes : le respect des règles de sécurité routière n’est pas une option. Le contrôle technique n’est pas une simple formalité administrative, mais une obligation essentielle pour la protection des vies humaines.

Les services de sécurité appellent ainsi les conducteurs à vérifier la conformité de leurs véhicules et à se mettre en règle afin d’éviter sanctions et immobilisations, tout en contribuant à une circulation plus sûre pour tous.

Algérie : état des lieux de la sécurité routière et bilan statistique

Le secteur de la sécurité routière en Algérie fait l’objet d’une attention particulière en ce début d’année 2026. Entre les bilans chiffrés de l’année écoulée et les révisions législatives en cours, les autorités cherchent à stabiliser une situation marquée par une sinistralité persistante.

La problématique de la sécurité routière demeure au centre des préoccupations des autorités publiques algériennes en ce début d’année 2026. Entre un bilan statistique 2025 en hausse et l’adoption d’un nouveau cadre réglementaire, le secteur traverse une phase de transition majeure.

L’analyse des données de l’année écoulée révèle une persistance de la sinistralité sur l’ensemble du réseau routier national. Selon les chiffres consolidés par la Délégation nationale à la sécurité routière (DNSR), l’année 2025 a été marquée par une augmentation des indicateurs de gravité. Pour les onze premiers mois de l’année, le pays a enregistré 3 571 décès et 34 953 blessés à la suite de 25 538 accidents de la circulation.

Cette tendance représente une hausse de 1,95 % de la mortalité routière par rapport à la même période en 2024. Selon les services de la Protection civile, les interventions quotidiennes reflètent une moyenne de 6 décès constatés sur les lieux des accidents ou durant les transferts hospitaliers.

Quels sont les causes et facteurs de risques ?

L’origine des accidents fait l’objet d’un suivi rigoureux par les services de sécurité. Les rapports d’enquête confirment la prédominance des facteurs comportementaux. Selon les services de la Gendarmerie nationale, le facteur humain reste la cause principale dans plus de 95 % des cas recensés. L’excès de vitesse, l’inattention liée à l’usage de technologies mobiles et le non-respect des distances de sécurité constituent le triptyque majeur des causes d’accidents.

Par ailleurs, l’implication des véhicules de transport de marchandises et de voyageurs reste élevée. Selon les rapports techniques, bien que le facteur humain soit prépondérant, l’état mécanique des véhicules et les défaillances liées à l’infrastructure routière interviennent dans une proportion moindre, mais font l’objet d’une surveillance accrue.

Face à ce constat, le gouvernement a engagé une révision du Code de la route, effective en 2026. Cette réforme introduit une classification plus stricte des infractions et une professionnalisation des conducteurs de transport lourd.

L’une des mesures phares de cette année est l’introduction obligatoire du certificat de compétence professionnelle. Selon les directives du ministère des Transports, ce document est désormais requis pour tout conducteur de véhicules de transport de personnes ou de marchandises, imposant un suivi médical et une formation continue. Parallèlement, le barème des amendes forfaitaires a été réajusté pour atteindre 15 000 DA pour les infractions de quatrième degré, telles que le non-respect des priorités ou les manœuvres dangereuses.

Enfin, le nouveau cadre législatif prévoit une disposition inédite concernant la responsabilité des services des travaux publics, qui peut être engagée si l’absence d’entretien de la chaussée est formellement établie comme cause directe d’un accident.