Les services de sécurité de la wilaya de Constantine ont neutralisé 18 individus impliqués dans un affrontement collectif. Des armes blanches et des chiens de garde ont été saisis lors de l’opération.
Les forces de l’ordre de la circonscription d’El Khroub sont intervenues avec célérité pour mettre fin à un affrontement violent impliquant des gangs de quartiers. Selon un communiqué officiel publié ce vendredi sur la page Facebook de la Sûreté nationale, l’opération s’est soldée par l’arrestation de 18 suspects.
Le bilan de l’intervention fait état de la saisie d’un arsenal d’armes blanches de diverses catégories. Plus inquiétant encore, les mis en cause utilisaient des chiens dressés pour l’attaque lors de ces affrontements urbains.
Les services de police précisent que la majorité des individus interpellés sont des récidivistes, déjà connus de la justice pour des faits similaires.
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Cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte continue contre le phénomène des « bandes de quartiers » qui menace la quiétude des citoyens. Les suspects devraient être présentés devant le procureur de la République près le tribunal compétent dès la finalisation des procédures d’enquête.
Sécurité des citoyens : L’État engage une offensive implacable contre les gangs de quartiers
L’intervention musclée à Constantine n’est pas un fait isolé, mais s’inscrit dans une vaste offensive nationale lancée par l’État contre le grand banditisme. Face à la recrudescence de la violence urbaine, les autorités ont déclaré une « guerre sans répit » aux réseaux criminels qui tentent d’imposer leur loi dans les quartiers populaires.
Si le terrain reste le cœur de l’action, le cyberespace est devenu le nouveau front de cette lutte. Sous l’impulsion du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, les services de sécurité ont optimisé l’usage des renseignements et des technologies numériques. Le démantèlement récent de gangs à Birtouta (Alger) — qui piégeaient des chauffeurs via des applications de transport — ou l’arrestation du dénommé « Hicham » à Chlef, illustrent cette réactivité.
Les vidéos d’agressions circulant sur les réseaux sociaux ne sont plus seulement des outils de terreur pour les gangs, mais des preuves judiciaires retournées contre eux par des enquêteurs de plus en plus spécialisés.
Cette fermeté opérationnelle s’appuie sur une base légale renforcée, notamment l’ordonnance n° 20-03 relative à la prévention et à la lutte contre les bandes de quartiers. Lors de l’ouverture de l’année judiciaire 2025-2026, le Chef de l’État a réitéré sa volonté de traiter avec « rigueur et fermeté » toute menace pesant sur le tissu social.
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Sur le terrain politique, le ministre de l’Intérieur a récemment rappelé que la « garantie de la sérénité publique » demeure la priorité absolue. Cette stratégie se traduit par une présence sécuritaire accrue, particulièrement aux abords des établissements scolaires et universitaires, afin de sanctuariser l’espace public.
De Constantine à Alger, en passant par Blida ou Tipaza, le message des autorités est clair : la lutte ne sera pas ponctuelle. En associant la vigilance accrue de la Gendarmerie nationale et de la Sûreté nationale à une application stricte des lois de la République, l’Algérie entend restaurer durablement la quiétude des citoyens et mettre fin définitivement au règne des gangs de quartiers.
