Scandale d’IMETAL : lourd réquisitoire contre l’ex-ministre Ali Aoun et un ancien président de la FAF

Scandale d’IMETAL : lourd réquisitoire contre l’ex-ministre Ali Aoun et un ancien président de la FAF
L’ex-ministre de l’Industrie pharmaceutique Ali Aoun

Le procès de l’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, s’est officiellement ouvert dans la soirée du lundi 6 avril, au niveau de la première section du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed. Il comparaît aux côtés de son fils, « M. Aoun », de l’homme d’affaires Abdenour, connu sous le nom de « Nouno Manita » et originaire de la wilaya d’Oran, ainsi que du directeur général de l’entreprise « Fondal », « S. Noureddine », et de « B. Karim », PDG du complexe sidérurgique « Sider El-Hadjar », en plus d’autres accusés, dans le cadre de l’affaire connue sous le nom de « corruption Imital ».

Les chefs d’accusation retenus contre les prévenus portent notamment sur l’octroi de marchés en violation de la législation, la perception d’avantages indus, le détournement de deniers publics, ainsi que l’abus d’influence et de fonction. S’y ajoutent des faits de blanchiment d’argent, de corruption et de participation à plusieurs délits, conformément aux dispositions prévues par la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption.

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12 ans de prison requis contre l’ex-ministre Aoun

Lors de l’audience de ce mercredi le 8 avril, le procureur de la République près la même juridiction a requis de lourdes peines à l’encontre des prévenus. Il a notamment demandé une peine de 12 ans de prison ferme contre l’ancien ministre Ali Aoun et l’homme d’affaires Abdelnour « Nono Manita », .

Pour les autres accusés, le représentant du ministère public a requis des peines allant de 5 à 10 ans de prison ferme. Dans le détail, il a requis 10 ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars contre le fils de l’ancien ministre, Mehdi Aoun, le directeur général de « Fondal », « S. Noureddine », ainsi que « B. Karim », PDG du complexe « Sider El-Hadjar », en plus des hommes d’affaires impliqués dans ce dossier.

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Le Trésor public réclame 5 millions de dinars

De son côté, le ministère public a requis une peine de 6 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars à l’encontre de l’ancien président de la Fédération algérienne de football, Charaf-Eddine Amara. Il a également requis 5 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars contre les autres hommes d’affaires poursuivis dans cette affaire, ainsi qu’une amende de 32 millions de dinars à l’encontre des sociétés impliquées.

Par ailleurs, l’Agent judiciaire du Trésor a réclamé des indemnisations à hauteur de 5 millions de dinars pour chaque personne physique et de 10 millions de dinars pour chaque personne morale, en réparation du préjudice subi par le Trésor public.

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