Scandale à l’aéroport d’Alger : un agent de la PAF facilite une fuite illégale vers l’Allemagne

Scandale à l’aéroport d’Alger : un agent de la PAF facilite une fuite illégale vers l’Allemagne
Agent de la PAF à l’aéroport d’Alger

Un policier en service à l’aéroport d’Alger Houari Boumediene est impliqué dans une affaire criminelle liée au trafic de migrants et à la falsification de documents officiels. Le principal mis en cause est poursuivi pour avoir facilité la tentative de départ illégal d’un passager vers l’Allemagne.

L’affaire concerne également trois autres individus, dont un ancien militaire, un commerçant résidant à Chlef, ainsi que le passager interpellé, arrêté en possession de documents falsifiés.

Selon le média « Ennahar », les accusés devront comparaître devant le tribunal criminel de Dar El Beïda pour plusieurs chefs d’inculpation. Il s’agit notamment de trafic de migrants avec abus de fonction, de falsification et usage de faux documents administratifs, de tentative de sortie illégale du territoire national, ainsi que facilitation de cette infraction.

Selon les éléments de l’enquête, les faits remontent au 2 septembre 2024, aux environs de 13h30. Les services de la Police des frontières de l’aéroport Houari Boumediene ont interpellé un passager en partance pour Francfort à bord d’un vol d’une compagnie aérienne allemande, en possession d’un passeport algérien suspecté d’être falsifié.

L’examen du document a révélé la présence d’un cachet d’entrée apposé de manière irrégulière. Les policiers ont également découvert une carte d’identité française falsifiée.

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Impliqués et les Accusations

Selon la même source, les investigations ont établi que le passager était accompagné du policier mis en cause tout au long des formalités, ce dernier ayant facilité son passage frauduleux. Il a utilisé son propre accès au système de contrôle des voyageurs, ainsi que le cachet de sortie appartenant à un collègue, sans enregistrer l’opération dans le système informatique.

Lors de son audition, le passager a déclaré avoir obtenu les faux documents auprès d’un individu rencontré à Chlef. Ce dernier lui a proposé de lui fournir une carte d’identité contre une somme de 400 000 dinars. Après lui avoir remis son passeport et des photos, il récupère les documents falsifiés dix jours plus tard, avant que leur intermédiaire n’efface toute trace de leurs échanges sur WhatsApp.

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Les aveux et les répercussions

Le jour des faits, le passager affirme avoir rencontré un voisin, prénommé Hamza, à l’aéroport. Peu après, un policier en tenue officielle l’a abordé et proposé son aide pour faciliter les formalités de sortie du territoire, allant jusqu’à apposer le cachet de sortie sans passer par le système informatique, ajoute la même source.

De son côté, le policier incriminé a reconnu avoir utilisé le cachet de son collègue pour apposer un visa de sortie sur le passeport du passager, tout en niant toute entente préalable. Il affirme avoir agi à la demande d’un acquaintance originaire de la même région, évoquant un simple geste d’entraide.

Il a également admis ne pas avoir enregistré les informations du passager dans le système de contrôle, justifiant son acte par la volonté d’aider des connaissances issues de la même wilaya.

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