Après l’huile de table : le géant saoudien SAVOLA veut étendre sa production en Algérie

Le ministère de l’Industrie a accueilli, mercredi à Alger, les dirigeants de l’un des poids lourds saoudiens de l’alimentaire. Farid Kourtel s’est entretenu avec une délégation du groupe Savola, emmenée par son président Sameh Hassan, accompagné du patron de la filiale algérienne.
Au centre des échanges : ce que le groupe fabrique déjà sur le sol national et ce qu’il pourrait y développer dans les prochains mois.
Selon le communiqué diffusé par le département ministériel, la réunion s’est tenue en présence de plusieurs cadres de l’administration. Les deux parties ont passé en revue l’activité actuelle de l’entreprise, avant d’aborder les leviers susceptibles d’en accélérer la croissance à court terme.
Savola en Algérie : l’intégration locale au cœur des discussions
La feuille de route évoquée repose sur deux axes. D’une part, augmenter la part des intrants et composants d’origine algérienne dans les produits du groupe. D’autre part, élargir l’outil de fabrication déjà installé. Cette orientation rejoint la ligne défendue depuis plusieurs mois par les autorités.
Le taux d’intégration locale est devenu un indicateur central de la politique industrielle du pays. Les pouvoirs publics cherchent à mesurer précisément ce qui relève d’une véritable fabrication nationale et ce qui demeure un simple assemblage de pièces importées.
Le ministre a d’ailleurs multiplié les déplacements sur ce terrain, notamment lors de visites d’usines consacrées à la sous-traitance industrielle dans l’est du pays.
Pour un industriel de l’agroalimentaire, la logique reste identique à celle appliquée aux autres filières : transformer davantage de matières premières sur place, réduire la dépendance aux achats extérieurs et créer de la valeur ajoutée en Algérie.
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Il convient de rappeler que le groupe saoudien Savola est présent depuis plusieurs années sur le marché national à travers sa filiale Afia International Algeria, implantée à Oran, où elle produit et commercialise la marque d’huile de table Afia.
Une filière agroalimentaire présentée comme autosuffisante
Le contexte dans lequel s’inscrit cette rencontre mérite d’être rappelé. Mi-octobre, à Blida, le ministre du Commerce extérieur Kamel Rezig estimait que l’Algérie avait atteint l’autosuffisance sur l’essentiel des produits transformés. Des denrées autrefois achetées à l’étranger sortent désormais d’ateliers algériens.
Pour Savola, aucun montant, aucun calendrier ni aucune implantation nouvelle n’ont filtré à l’issue de l’entretien. Le communiqué officiel évoque des « possibilités » d’élargissement et une volonté de renforcer la présence du groupe sur le marché national, formulations qui laissent la porte ouverte sans engager les parties.
La suite dépendra des arbitrages internes de l’entreprise saoudienne et des garanties que lui offrira le cadre réglementaire algérien.
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