Sansal perd sa nationalité algérienne et déclare «Je suis seulement français»

Sansal perd sa nationalité algérienne et déclare «Je suis seulement français»

Boualem Sansal n’est plus algérien. Déchu de la nationalité de son pays natal, il a affirmé n’être désormais plus qu’un citoyen français.

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a fait une grande révélation. Il a annoncé publiquement avoir été déchu de sa nationalité algérienne. Cette révélation a été faite lors d’une rencontre avec des lycéens, au cours de laquelle l’auteur a affirmé n’être désormais plus qu’un « citoyen français ». L’information a été rapportée par le quotidien français Le Figaro, relançant le débat autour du parcours et de la situation juridique de l’un des écrivains algériens les plus controversés de ces dernières années.

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En novembre 2024, la vie de Boualem Sansal a basculé à la suite de son arrestation à l’aéroport d’Alger. Placé en détention, l’écrivain a été poursuivi pour « atteinte à l’unité nationale », à la suite de déclarations faites en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières, portant sur des questions liées à l’Algérie et au Maroc.

Après plusieurs semaines de procédure judiciaire, Boualem Sansal a été condamné à cinq ans de prison, une décision qui a suscité de nombreuses réactions, notamment en France. Cependant, la situation a connu un tournant notable lorsque le président algérien Abdelmadjid Tebboune a décidé d’accorder une grâce présidentielle à Boualem Sansal. Cette décision est intervenue après une démarche diplomatique, le chef de l’État algérien ayant répondu favorablement à une demande formulée par son homologue allemand. L’information avait été annoncé par la Présidence de la République.

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Retour impossible de Sansal en Algérie

Le mois de novembre dernier, Boualem Sansal a affirmé qu’il compte revenir en Algérie. La raison ? C’est, selon lui, pour obtenir une réparation. « Je dois y retourner car quand vous subissez une injustice, vous cherchez tout naturellement à obtenir réparation », a-t-il expliqué à l’antenne de France Inter.

« Je n’ai pas besoin d’argent, même pas d’un nouveau procès. Juste le fait d’y aller et d’en ressortir, pour moi, c’est une réparation », a-t-il ajouté.

Maintenant qu’il a été déchu de sa nationalité algérienne, le retour de l’écrivain de 76 ans à son pays natal devient impossible.

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