Saluant la position « constante et positive » d’Alger sur la situation Libyenne : Ghassan Salamé compte sur Alger pour mener à bien le plan de l’ONU

mercredi 9 janvier 2019 à 10:16
Source de l'article : Lecourrier-dalgerie.com

Encore une fois, c’est à partir d’Alger, où il était en visite de travail de deux jours, que l’émissaire des Nations unies (ONU) pour la Libye a salué la position de l’Algérie, en la qualifiant de «constante et positive» sur la situation libyenne, en ne manquant pas de rappeler, dimanche soir, au terme de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, que «l’Algérie a réaffirmé son soutien indéfectible au processus d’entente inter-libyenne » et que le rôle de l’ONU est qualifié par Alger d’«impartial et légitime.»

Si la rencontre entre les deux hommes, notamment au premier jour de l’arrivée de Ghassan Salamé, à Alger, tard dimanche dernier, a été l’occasion de réaffirmer la convergence de la position de l’ONU et de l’Algérie, en faveur du règlement de la crise libyenne, via un dialogue inter-libyen et la promotion de la réconciliation dans ce pays, il a été question de consentir davantage d’efforts, en vue de réunir les conditions pour traduire la feuille de route onusienne.

Portant essentiellement, comme l’a souvent indiqué Ghassan Salamé, sur la tenue, dans les semaines qui viennent, de la conférence nationale inter-libyenne en vue de dépasser les divergences, permettant ainsi à la Libye et aux peuple libyen de renouer avec la vie politico-institutionnelle, par l’organisation des élections, de la présidentielle et des législatives, avant la mi-2019. Salamé semble être venu, à Alger, au regard de sa position «constante et positive» sur la situation libyenne, pour solliciter davantage la contribution d’Alger, pour mener à bien le plan de l’ONU.

Après avoir salué le rôle en question, d’Alger, en faveur de la sortie des Libyens du chaos dans lequel le pays a été plongé, depuis plus de 8 ans, le responsable onusien du dossier libyen a mis en avant, notamment «l’expérience du ministre Algérien, Messahel, concernant la «question libyenne» en rappelant, dans ses déclarations, à cette occasion, les visites effectuées, par Messahel, en Libye, lors desquelles il a rencontré les différents acteurs libyens, en appelant à «en tirer profit en vue de poursuivre les efforts à même d’impulser l’action politique en Libye» a-t-il précisé.

De son côté, le chef de la diplomatie algérien, après avoir affirmé que le dialogue, entre Alger et la mission onusienne en Libye, «se poursuivra», Messahel a fait savoir que sa rencontre avec Salamé a porté sur «l’examen de la situation en Libye» et des étapes prochaines, a-t-il poursuivi «du Plan d’action de l’ONU pour aboutir à des résultats», notamment, cite-t-il, la concrétisation de la proposition du Secrétaire général de l’ONU, faite par la voix de Salamé, pour la mise en œuvre du Plan d’action de l’ONU.»

Septembre dernier, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission d’appui, de l’ONU, en Libye (MANUL), Ghassan Salamé, a donné, pour rappel, au Conseil de sécurité, les résultats d’un sondage, dans lequel il est indiqué que «80% des Libyens insistent sur la tenue des élections» et qu’ils sont fatigués, a poursuivi Salamé, «de l’aventurisme et des petites manœuvres politiques», a fait savoir Ghassan Salamé, au Conseil de sécurité. Et c’est à cette même occasion, que le chargé du dossier libyen, a souligné, par ailleurs, que les Libyens veulent avancer avec «la Conférence nationale» avait-il indiqué, qui est prévue dans les prochaines semaines, et ce, avait-t-il affirmé, «pour avoir un processus électoral au printemps 2019».

Cette Conférence, qui sera un processus mené «par et pour les Libyens», a-t-il insisté, fera fond, selon Ghassan Salamé, «sur les contributions des Libyens ayant participé à 77 réunions préparatoires à travers tout le pays», et servira de «plateforme pour donner la voix au peuple Libyen» a-t-il ajouté, afin que le pays et son peuple avance sur la voie du processus politique tant attendu pour renouer avec la vie politico-institutionnelle. Et c’est lors de sa rencontre, avec le responsable onusien, que Messahel a déclaré avoir affirmé à Salamé «la pleine disponibilité de l’Algérie à accompagner le Chef de la MANUL et les Libyens pour le règlement de la crise dans leur pays » en indiquant, pertinemment que notre pays «gagnerait à ce que la Libye recouvre sa stabilité, sa sécurité et son unité» avait-il-souligné.

Par ailleurs, Messahel s’est félicité de l’ «aboutissement» de toutes les rencontres sur la Libye, qui ont permis, a-t-il indiqué, «un échange d’informations et d’analyses» et d’ajouter que «l’Algérie s’engagera à mettre en œuvre le Plan de règlement onusien concernant la crise libyenne», notamment, en mettant l’accent sur «la nécessité d’aboutir à des résultats concrets» dans le cadre des efforts visant, «à faire sortir le pays définitivement de la crise» qui secoue ce pays, depuis 2011.
Karima Bennour

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