À l’approche des municipales de mars 2026 en France, une colistière de Benoît Payan à Marseille, d’origine algérienne, a dénoncé des injures racistes proférées par cinq sympathisants du parti politique le Rassemblement national.
C’est lors d’un tractage dans le quartier résidentiel de Palama que l’incident a éclaté. Hanifa Taguelmint, qui a témoigné auprès de la presse française, précise que les faits se sont déroulés samedi 7 février à Château-Gombert.
C’est alors qu’elle distribuait seule des tracts dans les boîtes aux lettres pour le compte de Benoît Payan — dont elle occupe la 8e place sur la liste — que cette candidate a été visée.
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Hanifa Taguelmint, d’origine algérienne, visée par des intimidations et insultes racistes
Alors qu’elle croisait cinq militants d’extrême droite également sur le terrain, la colistière de Benoît Payan a été la cible d’attaques racistes explicites. « Casse-toi », « sale bougnoule » : tels sont les mots rapportés par cette femme née en Algérie juste avant l’indépendance, et dont les racines familiales se trouvent dans les Aurès.
Face à l’hostilité de trois hommes et deux femmes, Hanifa Taguelmint a choisi de ne pas répondre à la provocation. Gardant le silence, elle a accéléré le pas pour se mettre à l’abri : « J’ai baissé la tête et j’ai marché le plus rapidement possible jusqu’à ma voiture », confie-t-elle.
« Je suis partagé entre la peur et la colère. J’étais seule et il ne faut jamais tracter toute seule, donc je suis partie sans rien dire rejoindre les autres à notre point de rendez-vous », a-t-elle raconté.
Vague de soutien pour Hanifa Taguelmint
De son côté, le porte-parole du RN pour la campagne marseillaise rejette en bloc ces accusations. Exigeant des preuves matérielles, il accuse la colistière de Benoît Payan de propager des « allégations mensongères » à des fins politiques.
Le Printemps Marseillais a immédiatement réagi avec indignation. Dès samedi matin, militants et cadres du mouvement ont multiplié les messages de solidarité sur X. Arnaud Drouot, directeur de campagne, a fermement condamné l’agression en dénonçant « le vrai visage de l’extrême droite : le racisme et la haine », tout en réaffirmant que Marseille ne tolérerait jamais de tels agissements.
Propos ignobles. Méthodes inacceptables.
Le racisme et les racistes n’auront jamais leur place à Marseille. https://t.co/nOPk1M7Yu9— Benoît Payan (@BenoitPayan) March 7, 2026
Le maire sortant, Benoît Payan, est monté au créneau pour soutenir sa colistière en condamnant fermement l’incident. Il dénonce « des propos ignobles et des méthodes inacceptables. Le racisme et les racistes n’auront jamais leur place à Marseille ».
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