L’étau financier qui pèse sur les foyers algériens s’apprête enfin à se desserrer. Lundi soir, sur les plateaux de la Télévision et de la Radio nationales, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu des représentants de médias nationaux pour son entrevue périodique. Entre les grands équilibres macroéconomiques et les attentes concrètes des ménages, le chef de l’État a directement abordé la question des revenus.
Si l’Algérie a grimpé d’un cran dans le classement des pays selon le revenu par habitant, le président l’admet sans détours, ces chiffres doivent d’abord se faire sentir dans le panier de la ménagère. Pour répondre à l’urgence du quotidien, une nouvelle série de revalorisations se prépare, ciblant aussi bien les travailleurs que les retraités.
Revalorisation des retraites, hausse des salaires, SNMG : Tebboune confirme de nouvelles augmentations à partir de 2027
Après la hausse du Salaire national minimum garanti (SNMG) survenue il y a sept mois (qui l’a fait passer de 20.000 à 24.000 dinars), une nouvelle augmentation se profile déjà pour 2027. Cette mesure ne concerne pas seulement les fonctionnaires, mais s’étend à l’ensemble du secteur économique privé pour harmoniser les bas salaires.
« Je m’engage à le faire à partir de 2027 », a-t-il déclaré. Pour autant, l’exécutif veut avancer prudemment pour éviter que cette injection d’argent ne provoque une flambée des prix.
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« Les revalorisations doivent être conduites sans provoquer une hausse de la masse monétaire susceptible d’alimenter l’inflation », a prévenu le président. Ainsi, l’idée centrale consiste à donner un coup de pouce concret aux fiches de paie sans détruire ces gains par une hausse du coût de la vie.

Entrevue périodique du Président Abdelmadjid Tebboune (27/07/2026)
Salaires, retraites et aides : le détail des mesures pour le budget des foyers
Sur le terrain, le rattrapage salarial se poursuit à bon rythme. Dans la fonction publique, les augmentations ont déjà atteint 47% sur l’objectif global de 100% promis par les autorités. Pour les seniors, en début d’année, les petites pensions (égales ou inférieures à 20.000 dinars) ont grimpé de 10%, tandis que les retraites plus élevées ont augmenté de 5%.
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En parallèle de ces chèques versés directement, l’État agit sur d’autres leviers pour alléger les factures du quotidien. L’impôt sur le revenu (IRG) reste totalement supprimé pour ceux qui gagnent moins de 30.000 dinars. Grâce à cette combinaison de mesures, l’inflation s’est stabilisée sous la barre des 2%, selon l’Office national des statistiques (ONS).
Pour maintenir cette stabilité, les caisses publiques mobilisent des montants très importants :
- 2284 milliards de dinars injectés directement dans les transferts sociaux et l’aide aux personnes.
- 657 milliards de dinars déboursés pour maintenir des prix bas sur le lait, l’huile, le sucre et les céréales.
- 424 milliards de dinars attribués au paiement des pensions de retraite.
- 420 milliards de dinars consacrés à l’allocation chômage.
L’essor de la production nationale et la baisse des importations ouvrent également la voie à d’autres revalorisations sociales très attendues, comme la hausse des bourses pour les étudiants.
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En résumé, les autorités misent sur une revalorisation directe des revenus couplée à une surveillance étroite des prix. Le gouvernement apportera de plus amples détails sur le calendrier et les montants exacts lors des prochains arbitrages budgétaires.
