Saïdal accuse les laboratoires étrangers A propos du «rhumafed qui tue

Saïdal accuse les laboratoires étrangers A propos du «rhumafed qui tue

saidal-rhumafed.jpg« Le médicament Rhumafed en comprimés est sans risque pour le consommateur », a affirmé le groupe Saïdal dans un communiqué rendu public hier et «ne porte aucun danger pour la santé du patient».

Toute la polémique dont a fait objet, ces derniers jours, ce produit et la campagne menée contre Saïdal n’est qu’une « tentative de déstabilisation du groupe». Une campagne que le groupe considère comme «loin d’être innocente, si l’on en juge par son intensité et l’importance des moyens mis en oeuvre».

Saïdal dénonce qu’en «s’appuyant sur une anomalie sans risque pour le consommateur et portée en toute transparence à la connaissance des autorités compétentes le 20 janvier dernier, les initiateurs de cette campagne ont volontairement tenté d’accréditer la thèse suivant laquelle il y aurait danger, voire que des morts auraient été enregistrés ».

Pour le producteur, «cette anomalie, constatée par nos soins, ne concerne que 500 boîtes sur le lot n° 1714 (10.000 boîtes) du produit Rhumafed et porte sur l’utilisation d’une feuille d’aluminium sur laquelle est imprimé «Cardital» au lieu de Rhumafed. Autrement dit, tous les autres composants du produit, à savoir l’étui, la vignette, la notice, le comprimé et son principe actif concernent bien le produit Rhumafed. Ainsi, le patient ayant acheté du Rhumafed a bien consommé du Rhumafed, et non un autre produit.

L’anomalie constatée ne porte donc aucun danger sur la santé du patient, rassure Saïdal. Il a été procédé, de ce fait, au rappel du lot qui avait été livré en totalité au seul Centre de distribution de Batna et informé les autorités compétentes (MSPRH). Saïdal considère, en outre, que «la violence de la campagne menée contre Saïdal aura permis de mettre à nu les desseins de groupes d’intérêt que le Plan de développement en cours de réalisation dérange, comme elle accroît notre détermination pour accélérer la réalisation des objectifs tracés pour le quinquennat en cours».

D’autre part, le groupe Saïdal a décidé de «porter cette affaire devant les juridictions compétentes pour accusations infondées et graves sur les prétendus dangers que pourrait engendrer la consommation de ce produit, l’intention délibérée de nuire au groupe Saïdal et de ternir son image et la présence active de représentants dûment identifiés de certains laboratoires concurrents». Pour sa part, le Syndicat national des pharmaciens d’officine (SNAPO) indique, concernant ce médicament, que «nos bureaux de wilaya ne nous ont signalé aucun incident ayant trait à cette affaire».

Il rappelle que «l’Algérie dispose d’organes de contrôle officiels, relevant de l’autorité du ministère de la Santé, mondialement référencés et agréés auprès de l’OMS. Les professionnels de la santé et la population doivent se remettre à l’avis de ces organes officiels pour l’utilisation et la consommation des produits pharmaceutiques et non à des mails et sms d’origine non identifiée ».

Il estime que la campagne menée ces jours-ci contre le groupe Saïdal démontre qu’il y a bien des forces qui travaillent pour que la production nationale ne puisse jamais se développer, et améliorer ainsi l’autonomie de notre pays. Par cette action, il vient d’être prouvé que de nombreuses tendances activent pour que l’Algérie reste dépendante du marché extérieur et de l’importation».

«Après l’énorme mobilisation contre la décision du gouvernement de permettre aux producteurs nationaux d’approvisionner directement les officines, une nouvelle et dangereuse étape vient d’être franchie, celle de discréditer la production nationale, en s’attaquant au plus grand groupe industriel pharmaceutique en Algérie», conclut le SNAPO. Néanmoins, une certaine panique s’est emparée de la population, tant les rumeurs qui circulaient étaient persistantes.

Mokhtaria Bensaâ