Pétrole : le Sahara Blend algérien bondit de 26 % et frôle 120 dollars

Le Sahara Blend, pétrole brut de référence de l’Algérie, confirme sa forte valorisation sur les marchés internationaux. Selon les chiffres du rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), publié le 13 octobre 2026, son prix moyen a atteint 118,49 dollars le baril en septembre 2026. Ce niveau place le brut algérien parmi les pétroles les plus chers du panier de l’organisation.
Cette progression intervient après un mois d’août déjà marqué par une hausse des cours. Le Sahara Blend s’échangeait alors à une moyenne de 94,32 dollars le baril, avant de gagner 24,17 dollars en septembre, soit une augmentation de 25,6 %, arrondie à 26 %. Le brut national se rapproche ainsi du seuil symbolique des 120 dollars, dans un contexte de forte tension sur les prix mondiaux de l’énergie.
Le Sahara Blend gagne plus de 24 dollars en un mois
La hausse enregistrée en septembre constitue une nouvelle étape dans la progression du pétrole algérien depuis le début de l’année. Après avoir atteint une moyenne de 83,79 dollars en juillet, le Sahara Blend avait progressé à 94,32 dollars en août. Son passage à 118,49 dollars en septembre représente ainsi une appréciation de plus de 34 dollars en deux mois, selon les données mensuelles attribuées à l’OPEP.
Cette évolution prolonge une tendance déjà observée au premier semestre 2026. Le Sahara Blend avait enregistré une progression de plus de 33 % sur un an, atteignant une moyenne semestrielle de 96,04 dollars. La nouvelle hausse de septembre confirme la sensibilité du brut algérien aux évolutions du marché pétrolier international.
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L’Algérie devance les principaux pétroles arabes
Au-delà de la progression de son prix, le Sahara Blend se distingue par son classement face aux autres références pétrolières. En septembre, le brut algérien a dépassé l’Es Sider libyen, annoncé à 117,49 dollars, ainsi que le Murban des Émirats arabes unis, affiché à 115,39 dollars. L’Arab Light saoudien arrive derrière, avec une moyenne de 109,02 dollars le baril.
Le Sahara Blend occupe ainsi la première place parmi les principales références arabes figurant dans cette comparaison. Il ne constitue cependant pas le pétrole le plus cher de l’ensemble du panier de l’OPEP : le Bonny Light nigérian affiche une moyenne légèrement supérieure, à 118,95 dollars le baril. Cette distinction permet de situer précisément la performance du brut algérien.
Les différences de prix entre les pétroles s’expliquent notamment par leurs caractéristiques et les besoins des raffineries. Le Sahara Blend est un brut léger et peu soufré, des propriétés qui contribuent à sa valorisation sur les marchés internationaux. Cette qualité lui a déjà permis de se négocier avec une prime face à certaines références pétrolières mondiales.
Le panier de l’OPEP progresse de 28 % en septembre
La hausse du Sahara Blend s’inscrit dans un mouvement plus large touchant les marchés pétroliers. Le prix moyen du panier de référence de l’OPEP est passé de 86,44 dollars en août à 110,59 dollars en septembre, soit une augmentation de 24,15 dollars, proche de 28 %. Le pétrole algérien conserve ainsi une valorisation supérieure à la moyenne du panier de l’organisation.
Cette évolution intervient dans un contexte de perturbations des approvisionnements internationaux et de renchérissement des coûts du transport maritime. Dans un communiqué publié le 12 octobre, les ministres des pays participant à la coopération OPEP+ ont souligné les difficultés affectant certaines routes énergétiques et la hausse des coûts du fret et des assurances. Ces facteurs contribuent à la volatilité des cours, même si leur influence exacte varie selon les marchés et les périodes.
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Production pétrolière : l’Algérie maintient ses engagements au sein de l’OPEP+
Parallèlement à l’évolution des prix, l’Algérie poursuit sa coordination avec les autres producteurs participant à l’accord OPEP+. Le 4 octobre 2026, le ministère des Hydrocarbures a annoncé que l’Algérie et six autres pays avaient décidé de maintenir inchangés leurs niveaux de production requis pour novembre. Cette décision s’inscrit dans le suivi régulier des conditions du marché pétrolier international.
Il convient toutefois de distinguer les niveaux de production fixés dans le cadre de l’accord et les quantités réellement extraites ou exportées. Une hausse du prix du baril n’entraîne pas automatiquement une augmentation équivalente des recettes nationales. Les revenus pétroliers dépendent également des volumes commercialisés et des conditions effectives de vente.
Quels bénéfices pour Sonatrach et l’économie algérienne ?
Pour l’Algérie, un prix du pétrole plus élevé représente une perspective favorable pour la valeur de ses exportations d’hydrocarbures. À volumes vendus constants, la progression du Sahara Blend peut soutenir les recettes des ventes de pétrole brut réalisées par Sonatrach. Son effet réel sur les revenus de l’entreprise reste néanmoins lié aux quantités exportées, aux coûts et aux modalités contractuelles.
Le marché international demeure un débouché essentiel pour le pétrole algérien. Les importations de brut algérien par la Corée du Sud ont notamment progressé au cours des neuf premiers mois de 2026, illustrant l’évolution des échanges énergétiques avec les partenaires asiatiques. Ces débouchés s’ajoutent aux marchés européens traditionnellement approvisionnés par l’Algérie.
La progression du Sahara Blend constitue donc un indicateur positif de la valorisation du pétrole algérien, sans permettre à elle seule de chiffrer un gain financier supplémentaire pour Sonatrach. Les prochaines données officielles sur la production, les exportations et les recettes permettront d’en apprécier les conséquences économiques. Le prix de 118,49 dollars correspond, quant à lui, à une moyenne mensuelle de septembre et non au cours quotidien du pétrole en octobre.
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