Et pourtant pressenti pour succéder à Vladimir Petkovic à la tête de la barre technique de l’équipe d’Algérie, la piste Anthar Yahia s’est vite refroidie. Deux obstacles distincts expliquent ce coup de frein, rapporte le média El-Khabar. Et c’est le bureau fédéral, réuni samedi prochain, qui devrait apporter les premières réponses officielles à un feuilleton qui s’étire depuis l’élimination de l’Algérie face à la Suisse au Mondial 2026.
Petkovic toujours en poste : la FAF ne peut pas avancer
La première raison du gel de la piste Anthar Yahia est purement administrative. Vladimir Petkovic reste, à ce stade, officiellement le sélectionneur national. Protégé par un contrat en béton, le technicien bosniaque ne devrait céder si facilement, comme certains peuvent le penser.
Pourtant, les signaux d’un départ imminent se sont multipliés. Selon notre source, Petkovic lui-même a exprimé sa préférence pour un départ lors d’une rencontre avec le président de la FAF, Walid Sadi, à Vancouver, au lendemain de la défaite 2-0 contre la Nati en seizièmes de finale, ajoute la même source. Il a indiqué être prêt à accepter toute proposition de la fédération pour mettre fin à leur collaboration. Malgré cela, la FAF a choisi de ne prendre aucune décision concernant son successeur avant que la séparation avec Petkovic ne soit actée noir sur blanc. Une prudence qui, au regard du coût financier considérable que représente ce limogeage pour la FAF, se comprend aisément.
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Anthar Yahia jugé trop peu expérimenté pour le poste
Le second frein est d’ordre sportif et humain. La source consultée est claire : confier dès maintenant les rênes de la sélection à Anthar Yahia comporterait des risques réels, non seulement pour l’équipe nationale, mais pour l’intéressé lui-même.
Il faut dire que l’héro d’Oumdormane jouit d’une légitimité populaire immense. Son attachement au maillot national est incontestable. Mais la légitimité affective ne suffit pas à gérer un vestiaire de haut niveau sous pression permanente. La FAF estime qu’il lui manque encore le bagage technique et l’expérience d’encadrement nécessaires pour absorber le poids d’une telle mission. Précipiter sa nomination, dans ce contexte, risquerait de le fragiliser autant que de déstabiliser le groupe.
Cette prudence fait écho aux mises en garde formulées par Hafid Derradji, commentateur à beIN Sports, qui avait publiquement exhorté la FAF à ne pas « corriger une erreur par une autre » et à fonder son choix sur la compétence réelle plutôt que sur l’urgence du calendrier. Un avertissement qui semble avoir été entendu, au moins partiellement.
Tous les regards rivés vers la réunion du BF
Toutes les décisions sont désormais suspendues à la réunion du bureau fédéral prévue ce samedi. C’est lors de cette session que la FAF devrait officialiser la fin de la collaboration avec Vladimir Petkovic et, potentiellement, dessiner les contours de la transition à la tête du staff technique.
La question du successeur reste entière. Si la piste Antar Yahia est mise en veille, aucun autre nom n’a été confirmé à ce stade. Des profils comme celui d’Éric Chelle, sélectionneur du Nigeria et ancien entraîneur du MCO, avaient circulé dans les premières heures suivant l’élimination, sans jamais dépasser le stade des rumeurs.
Ce qui est certain, c’est que la CAN 2027, organisée en Tanzanie, en Ouganda et au Kenya, impose une échéance rapprochée. Les qualifications approchent, et les Verts ne peuvent pas se permettre une longue période de flottement. La FAF marche sur un fil : agir vite sans précipiter, reconstruire sans improviser. Samedi, le bureau fédéral devra commencer à répondre à cette équation.
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