Il achète la plus grande toile du monde pour 62 millions $ : un Franco-Algérien au cœur d’une polémique

Scandale dans le monde de l’art : The Journey of Humanity, la toile géante de 1 500 m² signée Sacha Jafri, se retrouve au cœur d’une vive polémique. Vendue aux enchères pour une somme record, l’œuvre d’art gigantesque acquise par un homme d’affaires franco-algérien suscite aujourd’hui le doute : les millions d’euros promis à l’Unicef et l’Unesco ont-ils vraiment été versés ? Retour sur une affaire d’impayés qui secoue la scène artistique internationale.
Peinte à Dubaï en 2021 par l’artiste britannique Sacha Jafri, la plus grande toile du monde — The Journey of Humanity — devait offrir un avenir meilleur aux enfants vulnérables.
Cédée aux enchères pour la somme astronomique de 62 millions de dollars, l’œuvre prévoyait de reverser l’intégralité de ses bénéfices à l’Unicef, l’Unesco et la Global Gift Foundation. Pourtant, cinq ans plus tard, le compte n’y est pas : aucune de ces organisations caritatives n’aurait touché le moindre centime.
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Un Franco-Algérien achète la plus grande œuvre sur toile au prix de 62 millions de dollars
En 2021 à Dubaï, la plus grande toile du monde, The Journey of Humanity, s’est vendue aux enchères pour la somme record de 62 millions de dollars. L’artiste britannique Sacha Jafri prévoyait initialement de diviser son œuvre géante de 1 500 m² en 70 lots pour financer des associations caritatives pour enfants comme l’Unicef, l’Unesco et la Global Gift Foundation, via l’organisation émiratie Dubaï Cares.
L’acquéreur, le Franco-Algérien André Abdoune — qui se présente comme un milliardaire de la cryptomonnaie —, s’était engagé à régler le montant par échelonnements et à construire un musée à Dubaï pour exposer l’œuvre. Pourtant, plus de cinq ans après cette vente retentissante, la transaction ne s’est jamais concrétisée comme prévu et le tableau est toujours conservé par l’artiste dans un entrepôt sécurisé.
Face à l’absence des fonds promus, Dubaï Cares a engagé une procédure civile dès 2022 contre l’acheteur et le peintre. Si l’Unicef confirme n’avoir perçu aucun centime et que l’Unesco ne peut lier un don reçu à cette vente, la justice a condamné André Abdoune à verser les sommes dues, tout en blanchissant Sacha Jafri des accusations de saisie illégale de la toile ou d’exploitation abusive du nom des ONG.
L’artiste hors de cause, une cote au plus haut
Pour sa défense, l’artiste de 49 ans se dédouane de tout manquement financier. En effet, Jafri affirme avoir agi de bonne foi uniquement en tant que créateur, déclinant toute responsabilité dans l’organisation des enchères, la sélection des acheteurs ou la gestion des encaissements. De son côté, André Abdoune est resté muet face aux sollicitations.
Malgré cette affaire judiciaire toujours en cours, la notoriété de Sacha Jafri n’a cessé de croître. Ses œuvres de jeunesse atteignent aujourd’hui des estimations de plusieurs millions de dollars sur le marché secondaire, portées par l’impact médiatique de cette vente caritative record.
Sur le plan artistique, l’œuvre — peinte durant le confinement sanitaire — essuie toutefois de vives critiques pour son manque de profondeur philosophique. Dépassée en superficie par une nouvelle toile en 2024, cette fresque monumentale s’apparente désormais à une simple anecdote surdimensionnée de l’histoire de l’art contemporain.
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