Sa demande de remise en liberté rejetée : Le général Benhadid reste en prison

jeudi 23 mai 2019 à 11:58
Source de l'article : Liberte-algerie.com

“Je défie quiconque de trouver une phrase qui peut justifier les poursuites et le mandat de dépôt”, a affirmé l’avocat de la défense, Me Bachir Mecheri.

La chambre d’accusation du tribunal de Sidi M’hamed a statué, hier, en défaveur de la  levée de la détention préventive du général à la  retraite Hocine Benhadid, prononcée après sa présentation le 12 du mois en cours devant le procureur de la République, puis le juge d’instruction.

L’avocat du détenu, Me Bachir Mecheri, estime que ce refus est injustifié d’autant que dans  cette affaire, il n’existe pas de partie plaignante. Concernant le motif de l’incarcération de Hocine Benhadid, en l’occurrence sa lettre publiée le 25 avril dernier dans les colonnes du quotidien El Watan dans laquelle il exhorte le chef d’état-major de l’ANP, Gaïd Salah, de sortir du cadre  constitutionnel pour régler la crise que traverse  le pays, Me Mecheri déclare : “Je défie quiconque de trouver une phrase qui peut justifier les poursuites et le mandat de dépôt. Les magistrats et le parquet ont agi dans le but de porter préjudice au chef détat-major. Ils veulent être plus royalistes que le roi qui, lui, ne s’est pas constitué partie plaignante.” Et de poursuivre : “Parce qu’on est en train de dire un peu partout que c’est lui qui est derrière l’incarcération de Benhadid. C’est faux, Gaïd Salah est en train d’inviter les gens à l’aider à trouver une issue à l’impasse. C’est dans ce cadre qu’est intervenu Hocine Benhadid. Pratiquement tous les politiques et personnalités se prononcent pour la solution politique, y compris Taleb Ibrahimi, le général à la retraite Benyelles et Ali-Yahia Abdenour.”

Hocine Benhadid a, pour rappel, été auditionné lundi dernier par le  juge d’instruction, lequel l’a interrogé pendant  trois heures sur les “motivations qui l’ont conduit à écrire cette lettre et quels dividendes  comptait-il tirer de sa publication”, apprend-on de sa défense, qui précise que son client a déclaré que “son intention était de soutenir le chef d’état-major et de ne pas le laisser seul”. Il a  maintenu, en revanche, sa première appréciation, à savoir que la solution à la crise du pays  est politique et non constitutionnelle.
Le général à la retraite a déjà été emprisonné  une première fois en septembre 2015 pour “entreprise de démoralisation de l’armée” à la  suite d’une tribune publiée toujours dans les colonnes du journal El Watan. En raison de son état de santé, il a été libéré provisoirement en juillet 2016 avant d’être condamné le 22 mars 2018 à un an de prison avec sursis et à 20 000  DA d’amende. Condamnation dont il a fait appel. Un nouveau procès devra se tenir le 19 juin prochain. 
 

Nissa H.

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