Au-delà du gaz : les ambitions de Moscou croisent les priorités d’Alger

Le rapprochement entre Alger et Moscou pourrait prendre une nouvelle dimension. À la veille du sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre à Moscou, la Russie a affiché sa volonté d’élargir sa coopération économique et technologique avec l’Algérie.
De son côté, le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a défendu le renforcement des investissements gaziers, le transfert de technologies et le respect de la souveraineté des États sur leurs ressources naturelles.
Le gaz, premier terrain de coopération entre Alger et Moscou
Lundi, Maxim Orechkine, vice-président de l’administration présidentielle russe, a exprimé la volonté de Moscou de développer ses relations économiques avec l’Algérie. Selon le quotidien El Khabar, dont une envoyée spéciale couvre les événements depuis la capitale russe, le responsable a notamment mis en avant les compétences de son pays dans la production, le transport et l’exportation du gaz.
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Il a également évoqué l’expérience russe dans l’exploitation des gisements offshore et la production de gaz naturel liquéfié (GNL). Des domaines susceptibles d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération avec l’Algérie.
Cette approche rejoint plusieurs priorités défendues par Mohamed Arkab lors de la 28e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF). Selon l’Agence de presse algérienne (APS), le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer les investissements dans toute la chaîne gazière. De l’exploration à la production, en passant par le transport, la liquéfaction et le stockage.
Il a également souligné l’importance des contrats à long terme, du partage des expertises et de l’accès aux technologies et aux financements. Les deux interventions, prononcées lors de rencontres distinctes, mettent ainsi en lumière plusieurs enjeux communs autour du développement de l’industrie gazière.
De l’intelligence artificielle au transfert de technologies
La coopération envisagée par Moscou ne se limite pas aux hydrocarbures. Maxim Orechkine a également cité l’intelligence artificielle, la numérisation des services, les énergies renouvelables, le dessalement de l’eau et les services financiers numériques parmi les domaines à explorer.
Le responsable russe a notamment défendu la souveraineté numérique. Qu’il associe à la capacité des États à contrôler leurs données et à protéger leurs informations.
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Mohamed Arkab a, lui aussi, mis en avant l’innovation technologique dans le secteur gazier. Il a évoqué l’intelligence artificielle, le captage et le stockage du carbone ainsi que la sécurisation des installations industrielles.
Le ministre a également appelé à développer l’Institut de recherche sur le gaz, basé à Alger, pour en faire un centre d’excellence en matière de recherche, de formation et de transfert de technologies.
Pour l’Algérie, l’enjeu dépasse donc les échanges commerciaux. Le développement des compétences locales et la maîtrise des technologies industrielles comptent parmi les leviers permettant de renforcer la valeur ajoutée du secteur énergétique.
Sommet Russie-Afrique : un partenariat à traduire en projets concrets
Le rapprochement entre Alger et Moscou repose sur des relations historiques. renforcées en 2023 lorsque les deux pays ont élevé leur coopération au rang de partenariat stratégique approfondi. À l’occasion de la visite du président Abdelmadjid Tebboune en Russie.
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L’Algérie entend également valoriser sa position entre l’Afrique et la Méditerranée. Lors du sommet Russie-Afrique de Saint-Pétersbourg, en 2023, l’ancien Premier ministre Aïmene Benabderrahmane avait présenté le pays comme une « porte de l’Afrique » dans le cadre du partenariat avec Moscou.
Le sommet organisé les 28 et 29 octobre offrira ainsi une nouvelle occasion d’examiner les perspectives de coopération.








