Île Maurice en voiture : un road trip en famille d’une semaine, étape par étape

L’île Maurice attire de plus en plus de familles algériennes, et on comprend pourquoi : des lagons tièdes, une cuisine où l’on mange halal sans difficulté, des mosquées dans presque chaque village et une population qui parle français. Reste une question pratique que tout le monde se pose avant de partir : comment se déplacer ? Les bus existent mais sont lents, les taxis coûtent vite cher pour une famille, et c’est pourquoi beaucoup de voyageurs choisissent une location voiture ile Maurice dès l’arrivée à l’aéroport. Voici un itinéraire d’une semaine, pensé pour avancer sans courir, avec les conseils qu’on aurait aimé recevoir avant le départ.
Avant de partir : les points à vérifier
Il n’existe pas de vol direct entre Alger et Maurice. La plupart des voyageurs passent par Dubaï ou par Paris, ce qui donne un trajet de quinze à vingt heures selon la correspondance. Avec des enfants, une escale longue n’est pas forcément un mauvais choix : elle évite d’enchaîner deux vols sans repos. Pour l’entrée sur le territoire, les règles peuvent évoluer. Vérifiez les conditions auprès de l’ambassade ou du site officiel des autorités mauriciennes avant de réserver. Côté permis, renseignez-vous directement auprès du loueur : certains acceptent le permis algérien seul, d’autres demandent un permis international. Le faire établir avant le départ coûte peu et évite une mauvaise surprise au comptoir. La meilleure période pour un road trip va de mai à novembre. C’est l’hiver austral : il fait entre 20 et 27 degrés, l’air est plus sec et la mer reste agréable. De janvier à mars, la saison cyclonique peut bouleverser un programme.
Conduire à gauche : moins difficile qu’on ne le croit
À Maurice, on roule à gauche, héritage de la période britannique. Le volant est à droite et le levier de vitesse se manie de la main gauche. Les premières heures demandent de la concentration, surtout aux ronds-points, que l’on prend dans le sens des aiguilles d’une montre. Un conseil simple : choisissez une boîte automatique. Vous aurez une chose de moins à gérer. Les limitations sont basses : 40 km/h en ville, 80 km/h sur route et 110 km/h sur certaines portions de la voie rapide. Les radars sont nombreux et la police effectue souvent des contrôles. Évitez aussi de conduire de nuit sur les petites routes, souvent mal éclairées.
Jours 1 et 2 : le nord, pour se poser
Après un long voyage, inutile de viser loin. Le nord de l’île, autour de Grand Baie et de Pereybère, offre des plages calmes, des restaurants de toutes gammes et des supermarchés pratiques pour les familles. La voie rapide relie l’aéroport au nord en un peu plus d’une heure hors embouteillages. En fin de journée, poussez jusqu’à Cap Malheureux et sa petite église au toit rouge, face à l’îlot du Coin de Mire. C’est l’un des couchers de soleil les plus photographiés de l’île, et il ne demande aucun effort.
Jour 3 : Port-Louis et la mosquée Jummah
La capitale se visite en matinée, en arrivant avant 7 h 30 ou après 9 h 30 pour éviter les bouchons. Garez-vous au Caudan Waterfront, puis continuez à pied. Le marché central est l’endroit idéal pour goûter les dholl puri, ces galettes fourrées de pois cassés vendues quelques roupies, et les gâteaux piments. À quelques rues, la mosquée Jummah, construite au XIXᵉ siècle, rappelle l’ancienneté de la communauté musulmane de l’île, qui représente environ 17 % de la population. Les visiteurs sont généralement accueillis en dehors des heures de prière, avec une tenue correcte.
Jours 4 et 5 : le sud-ouest, le plus beau tronçon
C’est ici que la voiture prend tout son sens. Depuis la côte ouest, montez vers Chamarel et sa Terre des Sept Couleurs, des dunes de sable volcanique aux teintes changeantes. La cascade voisine, haute d’une centaine de mètres, se voit depuis un belvédère à quelques minutes à pied. Le lendemain, traversez le parc national des Gorges de Rivière Noire par la route qui mène au belvédère d’Alexandra Falls. Puis redescendez vers Le Morne, montagne classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, au pied de laquelle s’étend l’un des plus beaux lagons de l’île. Les routes du sud sont plus étroites et plus sinueuses : comptez large sur les temps de trajet et gardez de l’essence dans le réservoir, car les stations se font rares dans l’intérieur et ferment souvent vers 20 h ou 21 h.
Jours 6 et 7 : l’est et l’île aux Cerfs
La côte est est plus sauvage et plus ventée, avec de longues plages comme celle de Belle Mare. Depuis Trou d’Eau Douce, des bateaux conduisent à l’île aux Cerfs en une quinzaine de minutes. Partez tôt : en milieu de journée, les bateaux se remplissent et l’île perd de son calme. Pour le dernier jour, rapprochez-vous de l’aéroport, situé dans le sud-est. Mahébourg, ancienne capitale au bord d’une grande baie, se prête à une dernière promenade sans stress avant de rendre le véhicule.
Budget et conseils pratiques
La monnaie locale est la roupie mauricienne. Les cartes bancaires internationales sont acceptées dans les hôtels et les grandes enseignes, mais gardez du liquide pour les marchés et les petits restaurants. Les distributeurs sont nombreux dans les villes. Pour la voiture, quelques réflexes évitent les mauvaises surprises :
- comparez le montant de la caution, qui peut être bloqué sur votre carte pendant toute la location ;
- vérifiez ce que couvre l’assurance, notamment les pneus et le pare-brise, souvent exclus ;
- photographiez le véhicule sous tous les angles au moment de la prise en charge ;
- réservez un siège enfant à l’avance, car les agences en ont parfois peu en stock.
Dans les stations-service, un pompiste fait le plein à votre place : pas besoin de descendre du véhicule. Et côté navigation, Waze et Google Maps fonctionnent bien, à condition de télécharger la carte hors ligne pour les zones montagneuses.
Une île qui se découvre à son rythme
Maurice n’est pas une destination que l’on « fait » en coupant d’un hôtel à l’autre. Ses plus beaux moments se trouvent souvent entre deux étapes : un marchand de fruits au bord d’une route de canne à sucre, une plage vide découverte par hasard, un repas partagé dans un petit restaurant de village. Avec une semaine et une voiture, une famille a le temps de les vivre sans se presser.






