« L’Algérie a atteint l’autosuffisance » : Rezig dresse le bilan de la filière agroalimentaire

Ce samedi à Blida, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a affirmé que le pays couvrait désormais ses propres besoins pour la plus grande partie des produits transformés qu’il importait venir de l’étranger il y a encore quelques années.
Une déclaration faite en marge de l’ouverture de la foire « Made in Algeria » consacrée à la filière, organisée au complexe sportif Mustapha Tchaker.
Autosuffisance agroalimentaire : le constat dressé par Kamel Rezig à Blida
Devant la presse, le ministre a résumé sa position en quelques mots : l’Algérie est arrivée à l’autosuffisance sur la majorité des produits issus de la transformation alimentaire.
Le volume importé sur ces segments était auparavant considérable, a-t-il rappelé, avant que la production nationale ne prenne le relais.
Kamel Rezig situe le tournant autour de 2020. Depuis cette date, selon lui, la filière a réalisé un bond notable, porté par les orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Des articles jadis achetés à l’extérieur sortent aujourd’hui d’ateliers algériens, fabriqués par des travailleurs locaux.
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La foire « Made in Algeria » réunit une centaine d’entreprises à Blida
Placée sous le slogan « Qualité locale et perspectives prometteuses pour l’exportation », la manifestation se tient jusqu’au 20 octobre.
Elle rassemble environ cent opérateurs, publics comme privés, répartis sur l’ensemble des métiers de la transformation alimentaire.
Les stands donnent un aperçu assez large du savoir-faire national. Produits laitiers et dérivés, boissons gazeuses, pâtes, confiserie, huile de table ou encore activités de transformation y occupent une place centrale.
Des organismes publics d’appui, des banques et des assureurs complètent le dispositif pour renseigner les industriels sur les financements disponibles.
L’inauguration s’est déroulée en présence du wali de Blida, Djamel Eddine Hashas. Cette mobilisation institutionnelle traduit l’attention portée par les pouvoirs publics à une filière que Kamel Rezig encourage régulièrement à monter en gamme, comme il le fait aussi pour l’électroménager.
Vingt pays représentés pour ouvrir des débouchés au Made in Algeria
La dimension diplomatique de l’événement n’est pas anecdotique. Ambassadeurs, chargés d’affaires et responsables économiques venus d’une vingtaine d’États ont répondu présent.
Parmi eux, des représentants de l’Arabie saoudite, de la Jordanie, de l’Égypte, du Yémen, mais aussi de l’Italie, de la Bulgarie, de la Norvège, du Mali, du Brésil et de la Chine.
Les organisateurs voient dans cette affluence une occasion concrète de rapprocher producteurs algériens et acheteurs potentiels. Faire connaître les marques nationales, nouer des partenariats commerciaux, identifier de nouveaux circuits de distribution : les objectifs affichés dépassent le simple cadre promotionnel.
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Les entreprises algériennes se tournent vers les marchés extérieurs
Un nombre croissant d’industriels ne se contente plus du marché domestique. Le ministre a relevé que beaucoup d’entreprises visent aujourd’hui l’exportation et cherchent à s’installer durablement à l’étranger.
Son département entend les accompagner, en liaison avec le reste du Gouvernement, pour qu’elles atteignent le plus grand nombre possible de destinations.
Kamel Rezig a également insisté sur le niveau qualitatif atteint par la production locale. Des articles algériens circulent déjà en Europe, en Afrique et dans le monde arabe, un résultat qu’il attribue au respect des normes de qualité par les fabricants nationaux.
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