États-Unis : Washington veut révoquer 200 000 visas, une mesure sans précédent sous Trump

La Maison-Blanche annonce ce qu’elle qualifie déjà de « la plus grande révocation de visas de l’histoire américaine ». Officialisée mardi sur le réseau X, cette mesure sans précédent cible près de 200 000 ressortissants étrangers. De son côté, le Département d’État américain précise que ce processus de révocation à grande échelle s’effectuera de « manière progressive ».
Dans une nouvelle étape décisive de son durcissement migratoire, le gouvernement américain se dit prêt à annuler les visas d’affaires et de tourisme de près de 200 000 ressortissants étrangers.
Cette mesure inédite vise spécifiquement les titulaires de visas ayant déposé une demande d’asile sur le sol américain sous la présidence de Donald Trump.
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Les USA veulent révoquer 200 000 visas
Le Département d’État américain a confirmé son intention d’agir fermement contre les détournements de motif de séjour. Son porte-parole, Tommy Pigott, a déclaré à l’AFP : « Nous travaillons en coordination avec le DHS (le ministère de la Sécurité intérieure) pour identifier et révoquer les visas non-immigrants des étrangers qui sont venus aux Etats-Unis en prétendant être des visiteurs de courte durée, mais qui déposent ensuite une demande d’asile pour rester ici de manière permanente », validant ainsi les révélations de la presse.
Il a par ailleurs précisé que l’utilisation d’un visa dans le seul but de solliciter l’asile s’apparentait à une fraude, ce qui justifiait pleinement son annulation.
Dans une publication sur le réseau X, la Maison-Blanche a évoqué mardi une mesure d’une ampleur inédite visant 200 000 personnes, qualifiée de « plus grande révocation de visas dans l’histoire » des États-Unis. De son côté, le Département d’État a précisé que cette procédure s’effectuerait de « manière progressive ».
Set to revoke up to TWO HUNDRED THOUSAND visas 🔥 pic.twitter.com/K0mnxpXvla
— The White House (@WhiteHouse) August 25, 2026
Le Département d’État avait déjà révélé début août qu’environ 175 000 visas avaient été annulés depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier 2025. Ces révocations reposent sur des motifs très divers : antécédents criminels, infractions routières comme la conduite en état d’ivresse, ou encore le fait d’avoir « célébré » l’assassinat de la figure conservatrice Charlie Kirk.
Lutte contre l’immigration
L’administration américaine a également annulé les visas de plusieurs responsables politiques mexicains. Parmi eux figure Andrés Manuel López Beltrán, le fils de l’ex-président Andrés Manuel López Obrador. Une décision vivement dénoncée par l’actuelle présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, qui y voit une tentative d’« ingérence » politique de la part de Washington.
Faisant de la lutte contre l’immigration illégale le cœur de son mandat, le président américain a multiplié les expulsions massives de clandestins. Son administration a également durci de façon drastique les accès légaux au territoire tout en sanctionnant lourdement les ressortissants étrangers qui dépassent la durée autorisée de leur séjour.
Cette offensive migratoire heurte toutefois un mur judiciaire : plusieurs décisions phares ont été invalidées par les tribunaux, à l’image du gel des visas de résidence permanente visant 75 pays instauré en janvier, annulé vendredi dernier par une juge fédérale. En parallèle, Washington durcit l’accès au territoire en scrutant jusqu’aux réseaux sociaux des candidats. Une ligne de fermeté résumée par le secrétaire d’État Marco Rubio : « Avoir un visa est un privilège, pas un droit ».
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