Le président de la République a apporté des précisions sur l’importance de l’amendement technique de la Constitution dans la poursuite du processus de construction d’une véritable démocratie. Lors de son entrevue périodique avec les représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes de Télévision et de Radio nationales, il a levé le voile sur les objectifs réels de cette réforme.
En effet, Abdelmadjid Tebboune insiste sur la nature profonde de ce projet de réforme. Selon lui, cet amendement technique participe directement à la construction d’une démocratie véritable. Le président souhaite ainsi renforcer les bases constitutionnelles et politiques de l’Algérie.
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La réponse ferme sur la limitation des mandats et la question du 3ème mandat
Le chef de l’État a fermement répondu aux spéculations entourant un éventuel troisième mandat. Des voix liaient la révision constitutionnelle à une volonté d’ouvrir le nombre de mandats présidentiels. Le président rejette catégoriquement cette lecture des faits.
Il dénonce des manœuvres de déstabilisation orchestrées par des parties extérieures. « Nous travaillons avec patriotisme et sincérité, contrairement à ces parties stipendiées et instrumentalisées pour déstabiliser le pays », a-t-il martelé.
Corriger les lacunes de la Constitution de 2020
Le texte actuel comporte des failles précises dans son application concrète. Le président Tebboune relève notamment des difficultés liées au renouvellement par moitié des membres du Conseil de la nation. L’amendement doit permettre de résoudre ces blocages administratifs.
Malgré ces ajustements, les fondamentaux de 2020 restent la règle. Le président soutient qu’il « n’y a rien à redire sur la Constitution de 2020 ». Ce texte consacre déjà la Déclaration du 1er Novembre 1954 et le rôle de la société civile.
Une nouvelle loi pour les partis politiques
Le dialogue avec la classe politique nationale franchit une nouvelle étape importante. Un projet d’amendement de la loi sur les partis est actuellement en cours de préparation. Cette initiative répond à une demande explicite des formations politiques.
Le chef de l’État qualifie ce chantier d’« étape démocratique » majeure. Pour lui, les échanges avec les partis ne sont pas de simples formalités. Ce dialogue permanent « porte sur un projet de société » global pour l’avenir du pays.
Cette démarche vise avant tout à pérenniser les institutions nationales sur le long terme. « Nous voulons l’édification d’un État fort et solide, qui ne disparaît pas avec la disparition des hommes », a-t-il affirmé.
