Réseau routier, beaucoup reste à faire

Réseau routier, beaucoup reste à faire

securite-routiere-alger.jpgLa commune est traversée par plusieurs axes routiers d’une importance capitale.

Il s’agit des RN 24 et 71 ainsi que du CW 252. C’est l’APC qui prend en charge l’entretien de la RN 24 même si cette tâche incombe à la direction des travaux publics. Cet axe routier souffre de multiples maux dont la prolifération des décharges sauvages et l’insécurité. A ce propos, M. Bouicha affirme que l’insécurité est due à l’absence de structures de sécurité.

«Afin de parer aux décharges sauvages, nous avons autorisé un particulier à installer un commerce de vente de plantes et de fleurs au lieu dit Tighilt Boudrar, afin de protéger cet endroit qui offre une vue imprenable et y empêcher le déversement des déchets».

L’APC a également entrepris des travaux de curage des fossés le long du CW 252 afin de parer aux effets des intempéries. Car il faut signaler que la commune d’Iflissen a dû faire face, seule, aux dégâts causés par les intempéries du 22 mai dernier qui ont généré une perte de 2 milliards 400 millions de centimes. Ces intempéries ont causé la déstabilisation de plusieurs ouvrages, de caniveaux et des glissements de terrains. Aucun budget n’a été dégagé par l’administration concernée après l’établissement des fiches techniques. «Des engins de particuliers ont été engagés et leurs propriétaires ne sont toujours pas payés», avance monsieur Zaarir qui ajoute : «Nous avons dû compter sur nous-mêmes et sur des particuliers qui ont été appelés comme volontaires pour prêter main forte aux services de l’APC qui ne pouvaient, à eux seuls, faire face à la catastrophe.»

Par ailleurs, plusieurs projets de revêtement des routes au profit des villages ont été réalisés dans le cadre des anciens PCD, à l’exemple des villages Adrar, Timliline et Isenadjen, alors que d’autres projets sont en cours notamment à Adghagh Boussa, au niveau des villages Aït Yacine, Taourirt Iârbach et Taourirt Zouaou. Des manques sont également enregistrés dans le cadre des PPDRI et l’ouverture des pistes constitue la cheville ouvrière pour le développement local. Cependant, les projets dont a bénéficié la commune, peuvent se compter sur les doigts d’une main.

La raison : chaque commune ouvre droit à un seul et unique projet par an. A ce propos, notre interlocuteur dira, sur un ton qui ne manque pas d’ironie : « Il faut 38 ans pour que tous les villages d’Iflissen soient dotés de pistes.» Néanmoins, des projets ont été réalisés et d’autres sont en cours. La piste du village Arebi sera bientôt réalisée par la direction des travaux publics au moment où d’autres projets ont été approuvés par la DUC dans le cadre des intempéries de 2012.

Il s’agit, entre autres, des villages de Laâch Oufalkou, Isenadjen,Taksebt,Tizi Temlelt et Adrar. Ainsi, seuls 5 villages parmi les 38 que compte la commune ont bénéficié de ce genre de projets. Il faut dire qu’il n’existe qu’une seule et unique entreprise chargée des travaux qui, en plus, ne dispose que d’un seul bulldozer, ce qui engendre d’énormes retards selon les propos de M. Bouicha.

La bonne nouvelle concerne l’aménagement du chef-lieu qui sera prochainement lancé après la finalisation des travaux de raccordement au réseau du gaz de ville.

D. I