Remplacement de Bouchareb : Manœuvres au FLN

Remplacement de Bouchareb : Manœuvres au FLN

Le processus de remplacement de Bouchareb, poussé à la démission la semaine dernière, est enclenché. La commission juridique de l’APN s’est réunie hier dimanche pour approuver la vacance du poste de président. Le groupe parlementaire du FLN devrait, quant à lui, se réunir aujourd’hui, lundi, pour tenter de dégager un consensus autour d’une candidature.

Nawal Imès – Alger (Le Soir) – L’Assemblée populaire nationale se met à l’heure post-Bouchareb. Le processus devant mener à installer son successeur est mis en branle.

La Commission des affaires juridiques et administratives et des libertés, destinataire du rapport constatant la vacance du poste de président de l’APN, s’est réunie hier pour élaborer le rapport constatant ladite vacance. Au sein du groupe parlementaire du Front de libération nationale (FLN), l’on tente d’arracher un consensus autour d’une candidature qui serait tout autant acceptable pour le parti mais également qui puisse être soutenue par les autres groupes parlementaires.

L’APN sera très certainement sollicitée puisqu’elle sera destinataire de la mouture de la loi électorale devant probablement permettre la tenue d’élection présidentielle. C’est en fin de semaine que sera programmée une plénière afin de procéder à l’élection d’un successeur de Bouchareb.

Le secrétaire général du FLN fait partie des candidatures plausibles. Celle de Si Affif n’est pas exclue non plus.

Le parti majoritaire devra cependant accorder ses violons pour tenter d’imposer le nom le moins contestable dans une conjoncture faite de contestation.

Le désormais ex-président de l’APN en avait fait les frais. Mardi dernier, il était forcé à déposer sa démission après avoir tenté de résister à la vague de contestation qui n’émanait pas que des groupes parlementaires issues de l’opposition. Son propre groupe parlementaire était à la manœuvre pour pousser le troisième homme de l’Etat vers la porte de sortie. Sa démission a été précédée de plusieurs actes. L’un des derniers s’est joué lundi dernier lorsque le président de l’APN avait été empêché de présider une plénière. L’accès à l’hémicycle avait été impossible pour Bouchareb. Des députés l’ont empêché de rejoindre le perchoir. Le lendemain matin, ces mêmes députés récidivaient. Alors que le Bureau de l’APN avait programmé une session pour la clôture de l’année parlementaire, les députés ont, une fois de plus, verrouillé les accès.

Ni le gouvernement ni le président de l’APN n’avaient pu rejoindre l’hémicycle. Fait inédit : le gouvernement a dû se contenter d’une cérémonie au niveau du Sénat uniquement. Dans la matinée, Bouchareb n’avait plus d’autre alternative que de déposer sa démission.

Le Bureau de l’APN s’était aussitôt réuni sous la présidence de Mohammed Moussaoudja, vice-président de l’APN, chargé par Moad Bouchareb de présenter sa démission au bureau. Ce dernier a donc pris acte de ladite démission.

L’ère Bouchareb s’est ainsi terminée comme elle avait commencé : par un coup de force.

N. I.