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Régularisation en France : un titre de séjour de 4 ans bientôt possible par le travail ?

Régularisation en France : un titre de séjour de 4 ans bientôt possible par le travail ?
Une nouvelle proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale française pourrait changer la donne pour les travailleurs sans-papiers. Au programme : un titre de séjour pouvant aller jusqu’à quatre ans et des conditions de régularisation assouplies.
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Une nouvelle étape vers l’intégration professionnelle et administrative vient de franchir les portes du Palais Bourbon. Déposée le 6 octobre 2026 par la députée Céline Hervieu, la proposition de loi nᵒ 3266 remet au cœur du débat la régularisation par le travail en France. Destiné en priorité aux salariés occupant un métier sous tension ou essentiel, ce texte apporte des assouplissements inédits. Du statut administratif aux droits sociaux, voici les 6 avantages essentiels à connaître sur cette initiative législative décisive.

L’initiative émane de la proposition de loi nᵒ 3266, officiellement enregistrée à l’Assemblée nationale le 6 octobre 2026 sous l’impulsion de la députée Céline Hervieu et de ses co-signataires.

À la croisée de la dignité humaine, du respect des travailleurs et des besoins économiques des entreprises, cette proposition de loi ambitionne de répondre concrètement à la pénurie de main-d’œuvre. En facilitant l’intégration par le travail, le texte vise à sécuriser le parcours des travailleurs étrangers tout en apportant une réponse adaptée aux contraintes d’emploi dans les territoires.

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Création d’un titre de séjour pluriannuel dédié

Au cœur du dispositif, l’article 1er institue un nouveau titre de séjour spécifique : la carte pluriannuelle portant la mention « travailleur dans un métier essentiel ou en tension ». Accordée pour une durée maximale de quatre ans, cette carte offre une stabilité inédite aux bénéficiaires, leur évitant d’avoir à renouveler précairement des titres temporaires d’un an.

La véritable rupture avec le cadre légal existant réside dans la nature du titre accordé. Contrairement au mécanisme d’admission exceptionnelle au séjour actuellement en vigueur — soumis au pouvoir discrétionnaire des préfectures —, cette nouvelle carte devient un titre de séjour de plein droit. Dès lors que l’étranger remplit les critères d’exercice professionnel, la délivrance de sa carte est automatiquement garantie par la loi.

Le texte élargit le champ des métiers éligibles bien au-delà des seules activités connaissant des difficultés de recrutement. Il intègre désormais l’ensemble des secteurs jugés « essentiels pour la continuité de la vie de la Nation ». Cette évolution majeure permet de reconnaître et de valoriser des professions indispensables au quotidien du pays, de l’agroalimentaire aux services à la personne.

La levée de la condition de visa de long séjour

Afin d’assurer la pleine effectivité de la régularisation sur le territoire français, le projet de loi lève l’exigence d’un visa de long séjour ou d’une entrée régulière pour l’obtention de ce titre. La nouvelle section 7 introduite dans le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) dispense explicitement les personnes déjà présentes et en situation irrégulière de cette obligation formelle.

Dans le cadre de l’octroi des autorisations de travail préalables, la proposition de loi substitue à la rigidité des zones géographiques administratives une évaluation fondée sur les « besoins des territoires ». Cette flexibilité accrue permet aux préfectures et aux acteurs économiques locaux d’ajuster la liste des métiers ouverts à la régularisation en fonction des spécificités et urgences du marché du travail local.

Enfin, conformément aux règles du processus législatif, l’article 2 fixe le mode de financement du dispositif. Pour compenser les charges administratives supplémentaires supportées par l’État lors du traitement et de la délivrance de ces nouvelles cartes de séjour, une taxe additionnelle sur les tabacs est mise en place.

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RA

Rima Aissanou

Rima Aissanou - Journaliste – Diaspora, tourisme et voyages

Rima Aissanou est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les thématiques liées à la diaspora algérienne, au tourisme et aux voyages.

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