Plus d’un million de demandes de régularisation en Espagne : combien viennent des Algériens ?

Alors que la vaste opération de régularisation exceptionnelle des travailleurs sans-papiers touche à sa fin en Espagne avec près de 1,2 million de dossiers déposés, les chiffres officiels lèvent enfin le voile sur le profil des candidats. Parmi cette vague de demandeurs, quelle est la proportion exacte de ressortissants algériens ? Découvrez les derniers bilans dévoilés par les autorités espagnoles.
Au terme de la campagne de régularisation exceptionnelle organisée du 16 avril au 30 juin 2026, plus d’un million de dossiers ont été enregistrés. Selon les révélations faites lundi 12 octobre par l’agence de presse Europa Press, le bilan définitif s’élève précisément à 1 174 978 demandes déposées.
Selon cette même source, qui s’appuie sur une réponse gouvernementale à une question parlementaire, l’instruction des dossiers s’est poursuivie jusqu’au 30 septembre. Par conséquent, les autorités n’ont pas encore publié l’ensemble des résultats de cette opération.
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Régularisation exceptionnelle en Espagne : la communauté algérienne dans le Top 10
Le gouvernement espagnol indique toutefois que plus de la moitié des dossiers (51 %) provient de trois pays : la Colombie avec 25,9 % des requêtes (304 519 personnes), le Maroc avec 13,3 % (156 272 personnes) et le Venezuela avec 11,8 % (138 647 personnes).
Bien qu’ils se hissent dans le Top 10, les ressortissants algériens occupent la 7ᵉ position, représentant 3,4 % de l’ensemble des requêtes, soit 39 949 dossiers. Avec près de 40 000 demandes enregistrées, la communauté algérienne reste néanmoins loin derrière le Maroc, dont les ressortissants ont déposé plus de 150 000 dossiers.
Au-delà du trio de tête et de l’Algérie, l’exécutif espagnol a précisé le classement complet des dix principales nationalités concernées par cette procédure. Le Pérou occupe ainsi la 4ᵉ place avec 8,8 % des requêtes, suivi du Honduras (4,8 %) et du Paraguay (3,8 %). Derrière l’Algérie (7ᵉ avec 3,4 %), le Top 10 est complété par le Sénégal (2,9 %), le Pakistan (2,5 %) et l’Argentine (2,3 %).
Plus d’un million de demandes deposées
C’est dans ce contexte que le Congrès des députés espagnol avait ouvert la voie, au printemps dernier, à l’examen d’une Initiative Législative Populaire (ILP). Portée par plus de 800 ONG et appuyée par une pétition de 700 000 signatures, cette mesure visait initialement à offrir un cadre légal et une protection sociale à près de 500 000 personnes vivant et travaillant dans l’ombre.
Définitivement adoptée par les autorités espagnoles, cette vaste campagne de régularisation exceptionnelle s’est imposée comme l’une des plus ambitieuses menées en Europe ces dernières années. L’objectif affiché par le gouvernement était double : répondre à une urgence humanitaire tout en luttant contre l’économie souterraine et l’exploitation professionnelle.
Mais lors de la clôture des dépôts de dossiers, l’ampleur de la demande a largement surpassé les estimations initiales de demi-million de bénéficiaires. L’engouement massif des travailleurs en situation irrégulière a finalement conduit à l’enregistrement de plus d’un million de requêtes, témoignant de l’immense attente suscitée par ce dispositif.
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