Référentiel national des apprentissages, de l’évaluation et la formation: Le projet exposé aux syndicats de l’éducation

mercredi 21 novembre 2018 à 14:23
Source de l'article : Lesoirdalgerie.com

Le ministère de l’Education nationale a présenté lundi, aux syndicats du secteur, son projet de référentiel national des apprentissages, de l’évaluation et la formation, (Marwatt). Un nouveau système national de standardisation des normes mis en place dans le cadre de la professionnalisation des pratiques d’enseignement et de gestion. Son objectif, mettre le niveau de l’école algérienne aux standards internationaux.
Salima Akkouche – Alger (Le Soir) – Le projet devra faire bientôt l’objet d’une journée d’étude au Parlement. Mais avant sa présentation aux parlementaires, le ministère de l’Education nationale a exposé ce guide de 80 pages, dit Marwatt, lors d’une séance de travail organisée par le Conseil national des programmes avec les syndicats autonomes du secteur et les associations des parents d’élèves.

Un projet mis en place dans la perspective, souligne le département de Nouria Benghabrit, de professionnalisation des pratiques d’enseignement et de gestion, au service des apprentissages des élèves. Il s’agit également, selon ce département, de faire du niveau de l’école algérienne un niveau répondant aux normes internationales. Le ministère de l’Education veut désormais passer d’un système basé sur le contenu de la mémorisation et de l’encyclopédisme à un système basé sur la maîtrise du calcul, de l’analyse et de l’écrit devant répondre à des fondamentaux qui sont la pensée scientifique, l’algérianité et la citoyenneté. Un projet qui a démarré suite à plusieurs évaluations nationales et internationales.

Farid Benramdan, conseiller de la ministre de l’Education nationale qui a présenté le projet aux syndicats, a déjà expliqué que le ministère de l’Education a évalué un demi-million de productions d’erreurs des élèves. Suite à quoi il a été constaté que 20% des erreurs sont des erreurs accumulées depuis la première année et la deuxième année primaire. Le même département a aussi travaillé sur une consultation nationale sur plus de 300 000 enseignants sur la manière d’évaluer. Le ministère de l’Education a donc réussi à pointer du doigt ce qui n’allait pas. A partir de là, il y a eu un travail pour l’élaboration d’une sorte de guide pour une école de qualité.

Le ministère de l’Education se donne jusqu’à 2030 pour atteindre cet objectif. «Le ministère de l’Education veut que l’élève arrive à faire plus qu’écrire et lire seulement mais à constater, décortiquer, analyser, faire des synthèses et ensuite décider», a indiqué Boualem Amourra, président du Satef qui a pris part à cette séance de travail. Ce projet de faire de l’école algérienne une école universelle est très important, dit-il. Cependant, poursuit M. Amourra, «il faut avoir les moyens de sa politique». Sceptique, le syndicaliste estime qu’on ne peut pas atteindre cet objectif alors que l’école souffre toujours de la surcharge des classes et des programmes et des enseignants mal formés.
Plus aberrant, dit-il, en plus de la suppression de la dictée, l’élève de la première année primaire commence par écrire des mots sur des images et, par la suite, en page 34 du livre, il découvre les lettres.

Le Satef estime qu’il faut commencer dès maintenant par le changement des contenus des programmes et des méthodes d’enseignement et la suppression de certaines matières si l’on veut atteindre cette vision internationale d’ici 2030.
S. A.

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