Recrutement des enseignants : les candidats des listes d’attente convoqués

Les classes ne peuvent pas rester sans professeur. Partant de ce constat, plusieurs directions de l’Éducation ont lancé la convocation des candidats figurant sur les listes d’attente du concours de recrutement des enseignants sur titre organisé au titre de l’année 2025.
L’opération concerne les trois paliers, du primaire au secondaire, et vise à corriger un déficit d’encadrement pédagogique constaté dans de nombreux établissements.
Les listes d’attente activées pour pourvoir les postes vacants
Le déclencheur de cette procédure est simple : un nombre important de postes budgétaires est resté sans titulaire. Plusieurs raisons expliquent cette situation. Des lauréats ont renoncé à leur affectation, d’autres enseignants ont fait valoir leurs droits à la retraite, tandis que certains ont opté pour une mise en disponibilité ou ont carrément démissionné.
Pour remplir ces vides, les services locaux s’appuient sur un cadre juridique précis, à savoir l’instruction n° 1 datée du 20 février 2013, qui organise l’exploitation des listes d’attente. Les personnes concernées sont donc invitées à se présenter pour arrêter leur choix d’établissement, en fonction des besoins réels du terrain.
Cette étape prolonge le dispositif numérique mis en place à la rentrée. Le ministère avait en effet précisé que le choix des établissements se ferait exclusivement en ligne, via une plateforme dédiée, afin d’assurer un classement au mérite et un traitement identique pour tous les dossiers.
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Stagiaire ou contractuel, deux statuts selon la nature du poste
Tous les rappelés ne signeront pas le même type d’engagement. La situation administrative du poste détermine directement le statut accordé au nouvel arrivant. Lorsque le poste budgétaire est définitivement libéré et que le diplôme présenté correspond bien au grade visé, le candidat intègre le secteur avec la qualité de stagiaire.
À l’inverse, si le poste n’a pas encore été formellement libéré, l’administration propose un contrat temporaire. Il s’agit d’une solution transitoire, en attendant une régularisation administrative ultérieure. Cette distinction avait déjà fait l’objet de précisions lors de la mise au point du ministère sur le recrutement par voie de contractuels, la tutelle rappelant alors que les postes pourvus correspondaient aux postes ouverts au concours de décembre 2025.
Le recours aux titres, et non aux épreuves écrites, reste par ailleurs une formule prévue par la réglementation de la fonction publique. L’évaluation repose sur une grille de notation combinant plusieurs critères, dont l’entretien et le parcours du candidat.
Appel aux diplômés là où les listes sont épuisées
Dans certaines wilayas, les listes d’attente ne comportent plus aucun nom pour des spécialités bien déterminées. Les directions concernées ont alors ouvert la réception des candidatures aux détenteurs de licence, de master et de magister, pour un engagement sous contrat. La démarche répond à l’engagement pris par la tutelle, qui tablait sur 64 000 nouveaux enseignants pour cette rentrée scolaire.
Le secteur avait déjà connu une vaste opération de recrutement administratif et pédagogique, avec plus de 26 000 postes ouverts au concours sur épreuves au titre de 2026, principalement destinés aux éducateurs spécialisés et aux surveillants.
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L’UNPEF pointe des écarts dans la gestion locale
Sadek Dziri, président du bureau national de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), a confirmé la réalité de ce processus. Selon lui, la priorité absolue demeure d’éviter toute interruption dans la scolarité des élèves.
Le responsable syndical n’a toutefois pas caché ses réserves sur la méthode. Il relève des différences notables d’une direction de wilaya à l’autre. Deux causes sont avancées : des statistiques insuffisamment précises concernant les postes réellement vacants, et l’absence de planification à moyen terme dans la gestion des ressources humaines au niveau local.
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