Par cette action de protestation les chômeurs veulent faire aboutir leur plate-forme de revendications qui consiste, en premier lieu, en la création de postes d’emploi décents.
Des chômeurs de plusieurs wilayas du pays tiendront aujourd’hui à partir de 11h un rassemblement devant le ministère du Travail et de la Sécurité sociale à Alger, pour exprimer leur ras-le-bol et pour faire valoir leur droit au travail et à une vie décente.
Regroupés au sein d’une structure appelée Comité national de défense des droits des chômeurs (CNDDC), affiliée au Snapap, ces chômeurs veulent, par cette action de protestation, faire aboutir leur plateforme de revendications qui consiste, en premier lieu, en la création de postes d’emploi décents. Le porte-parole de ce comité, Samir Larabi, a indiqué que cette organisation a été crée «pour défen-dre les droits des chômeurs, confrontés à l’absence de toutes perspectives d’embauche».
Notre interlocuteur évoque plusieurs points liés à la situation précaire des jeunes chômeurs et l’inefficacité des politiques de l’éradication du chômage mis en place par le gouvernement. Le comité de chômeurs exige selon son porte-parole, une allocation de 50% du SNMG pour tous les chômeurs algériens, la relance des entreprises communales et les Epic de wilaya, la suppression des CDD qu’il faut remplacer par des CDI et la renationalisation des entreprises publiques cédées aux privés et aux étrangers.
Ainsi, Samir Larabi demande l’ouverture des postes budgétaires dans le secteur public afin d’absorber le chômage, la dissolution des agences d’emploi privées et l’amélioration de la qualité de services des différents dispositifs d’insertion professionnelle publique.
Ce comité exige également l’intégration de tous les contractuels dans leur poste, notamment ceux issus du filet social qui touchent un salaire mensuel de 3 000 DA. Notre interlocuteur dénonce également la «précarité qui ronge le monde du travail» et les pratiques de certaines entreprises nationales, publiques et privées, et des multinationales qui «surexploitent» leurs employés avec des salaires de misère.
«On ne veut pas être une armée de réserve sur ceux qui travaillent déjà», dira Samir Larabi pour dénoncer la précarité des postes d’emploi et «les licenciements abusifs» des employeurs. Enfin, ce comité lance un appel à tous les chômeurs du pays à venir nombreux pour assister au rassemblement d’aujourd’hui. Une plateforme de revendications sera déposée au niveau du ministère à la fin du sit-in, précise notre interlocuteur.
Par Hocine L.