Selon des informations rapportées par le quotidien El Khabar ce mercredi 4 mars, les Émirats arabes unis auraient bloqué, lundi dernier, le rapatriement de ressortissants algériens. L’opération devait initialement être assurée par un vol d’Air Algérie au départ de Dubaï.
Depuis le 28 février, l’escalade des tensions entre l’Iran et l’axe américano-israélien a déstabilisé le Moyen-Orient. La riposte de Téhéran, qui impacte désormais les pays du Golfe, a provoqué une dégradation notable du climat sécuritaire dans la région.
Pour rappel, face à l’aggravation du conflit, une cellule de crise a été activée au ministère des Affaires étrangères pour assurer la protection et le suivi des Algériens résidant dans les pays touchés par les opérations militaires.
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Un avion d’Air Algérie empêché d’embarquer des Algériens à Dubaï ?
Face à l’insécurité grandissante dans la région, les représentations diplomatiques algériennes, notamment aux Émirats arabes unis et au Qatar, se sont mobilisées pour assister leurs ressortissants. Parallèlement, Air Algérie a suspendu, dès le samedi 28 février, ses liaisons avec ces deux pays ainsi qu’avec la Jordanie, marquant l’arrêt des vols dès le déclenchement des hostilités.
Toutefois, selon les informations d’El Khabar, la compagnie nationale a affrété un appareil vers l’aéroport de Dubaï le 2 mars. Cette mission visait à rapatrier les voyageurs algériens qui s’y trouvaient bloqués.
Le rapatriement a tourné court lorsque les autorités des Émirats arabes unis auraient interdit l’accès à l’avion aux ressortissants algériens. En conséquence, l’appareil de la compagnie nationale a dû effectuer son vol retour vers Alger à vide, rapporte le quotidien.
L’avion d’Air Algérie rentre sans passagers à Alger
Les raisons précises pour lesquelles les Émirats arabes unis ont entravé le bon déroulement de cette opération de secours restent, pour l’heure, inexpliquées.
L’insécurité a franchi un nouveau palier avec le déploiement de drones iraniens contre l’émirat. Ces opérations militaires, intervenant quatre jours après le début de l’escalade, ont frappé des sites stratégiques, dont l’aéroport de Dubaï et les environs de la représentation diplomatique des États-Unis.
Face à l’escalade militaire au Moyen-Orient, le ministère des Affaires étrangères a instauré une cellule de crise sous la supervision de Sofiane Chaïb. Cette structure, activée sur hautes instructions, assure une veille permanente en coordination avec les consulats pour porter assistance aux ressortissants algériens établis dans les zones de conflit.
Parallèlement, les autorités appellent la communauté nationale à la plus grande vigilance et au maintien d’un contact régulier avec les représentations diplomatiques. Un numéro vert d’urgence (00213 215 045 00) ainsi que la plateforme numérique « DZ Travellers » ont été mis à disposition pour optimiser la prise en charge des citoyens en situation de risque.
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