Le Ramadan approche et, avec lui, le retour en force des Algériens devant leurs écrans. Ce mois sacré, au-delà de sa dimension spirituelle et de ses tables généreuses, est devenu le théâtre d’une effervescence médiatique sans pareille. Cette année encore le public ne sera pas déçu : une riche palette de feuilletons et de programmes spéciaux s’apprête à envahir le paysage audiovisuel.
Cette saison 2026 s’annonce particulièrement riche, portée par une production locale qui mise sur la diversité des genres. Qu’il s’agisse de comédies rafraîchissantes ou de drames sociaux profonds, le programme spécial concocté pour ce mois sacré promet d’accompagner les familles algériennes lors de leurs soirées de partage.
C’est une véritable guerre des écrans qui se prépare : chaînes publiques et privées se livrent un duel sans merci, misant sur leurs productions les plus ambitieuses pour dominer les écrans algériens.
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Fatma, Dégourdi, El Kiyya… quel sera le programme favori des Algériens cette saison ?
L’événement phare de cette saison est incontestablement le retour derrière la caméra du réalisateur Djaâffar Gacem. Après un teasing qui a tenu les réseaux sociaux en haleine pendant des semaines, il signe son « come-back » avec « Fatma », une fresque dramatique d’époque qui suscite déjà une immense curiosité, qui sera diffusée sur la chaîne Samira TV. L’intrigue nous transporte au cœur d’Alger, au milieu du XIXe siècle, dans l’effervescence de la vieille Casbah, où l’héroïne tente de forger son propre destin, portée par les mélodies et les rêves de « Zahra », une chanteuse légendaire de retour d’exil.
Sur la même chaîne, le public attend aussi avec impatience la nouvelle œuvre d’Oussama Kobbi, un habitué des scénarios à suspense et des rebondissements spectaculaires, comme il l’avait prouvé avec ses précédents succès 11.11 et Bnat El Mahroussa. Intitulé « El Kiyya », ce nouveau feuilleton promet une immersion totale dans l’émotion et le fracas social. Cette série explore les profondeurs des bidonvilles pour y dévoiler les détails crus du quotidien, les cicatrices de la pauvreté et les conflits humains les plus intimes. Pour donner vie à ces personnages meurtris par les circonstances, la production a fait appel à une sélection de stars du drame algérien, parmi lesquelles Lydia Shabbout, Kenza Mouchouch, Zakaria Ben Mohamed, Hajar Sarawi, Camelia Ben Drissi et Mohamed Frimehdi.
En parallèle de ces drames intenses, la comédie retrouvera ses lettres de noblesse avec le retour de Merouane Guerouabi dans « Dégourdi ». Après avoir essuyé de vives critiques lors du précédent Ramadan pour un rôle qui n’avait pas fait l’unanimité, l’acteur renoue cette année avec un registre de « débrouillard » beaucoup plus proche de son style habituel. Ce personnage, ancré dans l’humour et la répartie, promet des situations cocasses et des éclats de rire pour les spectateurs.
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El Barani, El Firak et Rebaâ de retour sur les écrans ce ramadan 2026
Echourouk TV mise sur la saison 2 « d’El Barani », réalisée par Yahia Mouzahem. Ce drame policier continue d’explorer les réseaux criminels et les conflits familiaux avec un casting de renom (Khaled Benaïssa, Mustapha Laribi). De son côté, la télévision publique propose la suite « d’El Firak », un spin-off centré sur la résilience et le poids du passé, tandis qu’El Bilad mise sur le mystère avec « Dar El Sed », qui marque notamment le retour de la chanteuse Radja Meziane et l’acteur Samir Abdoune.
Le registre dramatique s’élargit avec « El Mouhajir » (saison 4 d’Ahoual El Ness) sur El Hayet TV, portée par Youcef Sehairi et centrée sur la thématique poignante de l’exil.
La comédie est dominée par le retour de la série culte « Rebaâ » sur Echourouk TV, qui suit les aventures décalées de personnages populaires comme Hamou le chauffeur de bus. Samira TV proposera, par ailleurs, avec « El Khzana« , une œuvre mêlant comédie et fantastique où un couple découvre un monde parallèle.
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