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Une première pour l’Algérie : un quota inédit de dorade coryphène accordé dès 2027

Une première pour l’Algérie : un quota inédit de dorade coryphène accordé dès 2027
Coryphène commune, Coryphaena hippurus

Les barques algériennes vont pouvoir cibler une nouvelle espèce. Réunie à Rome fin octobre 2026 pour sa 49ᵉ session annuelle, la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), rattachée à la FAO, a inscrit l’Algérie parmi les pays autorisés à capturer la coryphène commune, Coryphaena hippurus.

Il s’agit du premier quota officiel jamais attribué au pavillon national sur cette espèce. La mesure figure dans la Recommandation GFCM/49/2026/9 et prendra effet en 2027.

La dorade coryphène entre dans le champ des quotas algériens

Jusqu’ici absente des répartitions régionales, la flotte algérienne accède désormais à un grand pélagique migrateur prisé sur l’ensemble des marchés du bassin.

Cette ouverture repose sur un constat scientifique : les évaluations validées par les experts de la Commission montrent que le stock supporte une exploitation sans menace pour son renouvellement.

C’est précisément cette situation biologique favorable qui a convaincu les États membres d’élargir le cercle des bénéficiaires.

Au-delà du tonnage, la décision vaut reconnaissance : l’Algérie s’installe dans les mécanismes de gouvernance partagée de la Méditerranée, un terrain où elle avait déjà renforcé sa crédibilité en durcissant les règles de la pêche au thon rouge avec traçabilité électronique et caméras 3D.

« Les pêcheurs algériens sont très satisfaits de pouvoir commencer à pêcher la dorade coryphène. Cela permettra à nos pêcheurs de diversifier leurs captures et d’augmenter leurs revenus pour améliorer leur situation socio-économique, tout en respectant la durabilité des stocks de poissons méditerranéens », a réagi Cherif Telli, premier vice-président de la Chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture.

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Une bouffée d’oxygène pour la petite pêche côtière

Pour les artisans-pêcheurs, l’intérêt est double. S’orienter vers une espèce du large allège la pression exercée sur les fonds côtiers, aujourd’hui fortement sollicités. En parallèle, la coryphène se négocie à bon prix, ce qui ouvre une source de revenus supplémentaire pendant les mois de migration.

Les professionnels devraient s’appuyer sur des dispositifs de concentration de poissons de fabrication artisanale, une technique bien connue des marins méditerranéens et adaptée à la capture sélective des grands pélagiques. Leur usage restera toutefois encadré.

Un encadrement strict pour la pêche à la coryphène entre 2027 et 2031

Le Secrétariat de la CGPM doit encore officialiser les tonnages par pays et le nombre d’embarcations admises. Les règles du jeu, elles, sont déjà posées. Un repos biologique long s’imposera à tous : aucune capture ne sera tolérée du 1ᵉʳ janvier jusqu’au 14 août inclus.

Les prises devront par ailleurs atteindre 35 centimètres au minimum, seuil destiné à protéger les juvéniles. Chaque débarquement fera l’objet d’une déclaration obligatoire, avec un suivi des volumes au port. Des plafonds annuels viendront enfin limiter à la fois l’effort de pêche et les captures.

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AA

Amina Aouadi

Journaliste – Analyse, économie et société

Amina Aouadi est journaliste au sein de la rédaction d'Algerie360, spécialisée dans les analyses de l'actualité économique et les grands sujets de société.

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