Mercredi à Strasbourg, un homme de 33 ans a écopé de 18 ans de réclusion criminelle pour avoir tenté d’égorger un Algérien dans un centre d’hébergement. La cour d’assises du Bas-Rhin a retenu la circonstance aggravante du racisme : l’homme avait grièvement entaillé la gorge de sa victime avec un cutter avant de s’en vanter avec des injures racistes.
Suivant les réquisitions du parquet, l’avocate générale a fustigé un « crime de haine qui porte atteinte aux valeurs de la République », commis par un individu au profil psychopathe.
Le drame s’est déroulé le 4 mai 2024 dans un hôtel social de la banlieue de Strasbourg. L’accusé y a violemment agressé un ressortissant algérien de 41 ans avant d’exprimer son absence totale de remords. Lors de son arrestation par les gendarmes et de l’intervention des pompiers, il a revendiqué son acte avec une haine décomplexée, lançant notamment : « Qu’il crève, vive Le Pen ! », ou encore « J’ai tué un Arabe et je suis fier de moi, j’irai au tribunal la tête haute ».
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Un Algérien de 41 ans victime d’une attaque raciste au cutter à Strasbourg
Au-delà de l’agression, le dossier souligne une haine raciale et antisémite viscérale. En détention, l’individu a multiplié les provocations : inscriptions nazies, propos négationnistes et insultes envers les étrangers dans sa correspondance privée.
En effet, il y dénonçait notamment une France qui « donne tout aux étrangers » au détriment des nationaux. Confronté à ces preuves lors de l’audience, l’accusé a refusé de s’exprimer, contraignant les juges à s’appuyer uniquement sur les rapports d’enquête.
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Le parcours de Florian D. est marqué par une enfance violente et un alcoolisme chronique débuté dès l’âge de 14 ans. Déjà connu pour des actes de violence, l’accusé a tenté de justifier son geste par une « erreur de jugement » sous l’emprise de l’alcool, affirmant avoir pris sa victime pour un « terroriste ».
Si sa défense a plaidé le désespoir d’un homme brisé, elle a néanmoins reconnu le caractère « gravissime » de l’acte et l’horreur des propos tenus. La victime, quant à elle, ne pourra jamais témoigner : après avoir vécu ses derniers mois dans le traumatisme, l’homme est décédé accidentellement par noyade dans le Rhin en juillet 2025.
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