Quand la France bloque un “projet innovant” à cause d’un Algérien

Quand la France bloque un “projet innovant” à cause d’un Algérien

Entre l’Algérie et la France les relations diplomatiques ont connu des perturbations marquées par plusieurs événements, dont la réduction drastique du nombre de visas accordés aux algériens. Une réduction qui impacte beaucoup d’algériens en France, notamment ceux en situation délicate.

En effet, le gouvernement français a décidé de réduire de 50 % le nombre de visas à savoir 31 500 visas accordés seulement. Le ministre de l’intérieur français, Gérald Darmanin, a souligné que les visas acceptés concernent les personnes ayant un lien économique, des chefs d’entreprise, des cadres et des investisseurs, compte tenu que cette réduction ne devrait pas toucher les étudiants.

Ce n’est pas le cas d’un algérien qui vient de recevoir un refus inopiné. L’entreprise française BLR Aviation a l’idée innovante de concrétiser le projet d’un drone taxi. Un tel projet nécessite évidemment une personne à la hauteur, chose faite, puisque l’entreprise a trouvé l’homme dont elle a besoin. Contre toute attente, l’entreprise ayant pris et consacré des locaux dans la commune d’Entraigues au sud de la France est surprise par l’obstacle empêchant le brillant ingénieur algérien de se rendre en France.

Un refus incompris

L’Ambassade de France en Algérie n’a pas accordé le visa à l’ingénieur algérien, pourtant, le contrat de travail et la promesse de recrutement de BLR aviation sont présentés, son profil ne présente aucun danger ou inconvénient, bien au contraire. Le responsable de BLR aviation a tenu à montrer son incompréhension quant à ce refus “l’ambassade bloque sa venue, et nous ne savons pas pourquoi. Le dossier est en cours de traitement et il est impossible de joindre l’ambassade par téléphone. Soit on ne décroche pas, soit ça décroche, mais sans que personne ne nous parle’”.

Cela a engendré la suspension de recrutement de huit autres personnes et par extension, la suspension de ce projet innovant à cause de l’absence involontaire de l’ingénieur algérien, sans qui, rien ne peut avancer dans ce projet.